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JOURNAL

CONCHYLIOLOGIE.

PARIS, IMPRIMERIE DE M'"* BOUCHARD-HUZARD, J. TREMBLAY, GENDRE ET SUCCESSEUR,

Rue de l'Éperon, 5.

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JOURNAL

DE

CONCHYLIOLOGIE

PUBLIÉ SOUS LA DIRECTION DE H: CROSSE ET P. FISCHER.

se série. Tome XXI.

VOLUME XXXIT.

AN DEPOT

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A PARIS, CHEZ H. CROSSE, RUE TRONCHET, 95.

1883

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3 Série. l'ome XXEHX. 4.

JOURNAL

DE COMPRENANT L'ÉTUDE DES MOLLUSQUES | YIVANTS ET FOSSILES, | Publié sous la direction de | |

H. CROSSE et P. FISCHER.

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A PARIS, CHEZ H. CROSSE, RUE TRONCHET , 25.

Dépôt à Londres, chez MM. Wiccrams et NorGATE, 4, Heurietta Street, Covent-Garden. _ à Édimbourg, chez MM. WiuiaAms et NORGATE, 20, South Frederick Street.

* 1883

VIENT DE PARAITRE 4

INDEX GÉNÉRAL ET NYNTÉMATIQUE

DES MATIÈRES

Contenues dans les vingt premiers volumes

DU

JOURNAL DE CONCHYLIOLOGIE 1850-1872

Un volume in-8° de 208 pages d'impression, comprenant la table des articles contenus. dans les volumes I à XX et la table, par ordre alphabétique, des Familles, Genres, Sous-genres et Espèces de Mollusques décrits ou cités dans ces volumes.

EN VENTE ACTUELLEMENT AU BUREAU DU JOURNAL, RUE TRONCHET, 29. |!

Prix : 8 francs.

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OUVRAGES NOUVEAUX

Mission scientifique au Mexique et dans l'Amérique centrale, ouvrage publié par les soins du Ministre de l’Instruc- tion publique. —Recherches zoologiques publiées sousla direction deM.Mrene-FpwarnDs,membredel’Institut.—7epartie. —Éude sur les Mollusquesterrestres et fluviatiles, par MM. P. Fiscuer et H. Crosse. Paris, Imprimerie Nationale, MDCCCLXXX. Le premier volumé (702 pages d'impression et 31 planches noires et coloriées) est terminé. La huitième livraison, qui forme le commencement dusecond volume, est actuellement en vente ; la’neuvième es! sous presse el paratlra prochainement.

JOURNAL

DE

CONCHYLIOLOGIE.

ger Janvier 18853,

Catalogue révisé des MKollusques terrestres el fluviatiles de la Guadeloupe et de ses dépen- dances,

Par H. Mazé.

X. Guadeloupe proprement dite et Grande-Terre.

I. Genre STENOGYRA, Shuttleworth,

4. S. genre SUBULINA.

1. STENOGYRA oCcToNA, Chemnitz.

Hab. Serencontre dans toutes les parties de l'ile et par toutes les altitudes, jusqu’à 600 mètres environ. Vit d'ordinaire sous les pierres, parmi les détritus de végé- taux et, parfois, dans le sable humide.

Obs. L'animal est d’un jaune pâle uniforme, les tenta- cules compris; il est ovipare et carnivore. Très abondant.

Gi 2. S. genre OPEaAs.

2. STENOGYRA CARACCASENSIS, Reeve.

Hab. Baillif, sur les bords de la rivière des Pères- Blancs (Beau, Schramm). Vieux-Fort, relief du Houel- mont, morne Houelmont (E. Marie), à une altitude de 80 mètres environ ! Gourbeyre, morne de Dolé (E. Marie), à une altitude de 240 mètres environ ! Saint-Claude; jar- dins de la maison de campagne du gouverneur et envi- rons ! Altitude de 548 à 610 mètres. Matouba, rampes du pont de Nozières (Bavay), altitude 450 à 500 mètres! Dans l'herbe, sous les pierres, les branches mortes, après les grains de l’hivernage.

Obs. Le corps de l'animal est d'un blanc jaunâtre uni- forme. Cette espèce vit exclusivement de petits insectes et de vers. Beaucoup moins abondante que la précédente.

9. STENOGYRA OCTONOIDES, C. B. Adams,

Hab. Basse-Terre, abords du fort Richepanse (E. Marie)! Vieux-Fort, relief du Houelmont, à la base (Schramm, E. Marie), altitude 60 mètres environ. Bouil- lante, caféyères des hauteurs ! Altitude 470 mètres. Vit sous les feuilles mortes et souvent au pied des vieux murs; recherche le littoral ou les lieux très secs.

Obs. Animal de couleur jaune très pâle, translucide. Commun.

4. STENOGYRA SUBULA, Pfeiffer.

Hab. Basse-Terre, banlieue, jardins, abords du fort Richepanse (Schramm)! Vieux-Fort, relief du Houelmont, au pied (E. Marie)! Bouillante, caféyères des hauteurs! Sous les pierres sèches, dans les brèches des vieux murs : paraît généralement après les pluies.

es 9 dax Obs. Même coloration que la précédente espèce, peut- être un peu plus fortement teintée. Assez abondante.

9. STENOGYRA GO0pPALLI, Miller.

Hab. Baillif, rivière des Pères au delà du pont! Basse- Terre, au pied du fort Richepanse (E. Marie). Même mode de station que le précédent.

Obs. L'animal est de couleur jaune pâle uniforme. Peu abondant.

G. STENOGYRA SWIFTIANA, Pfeiffer.

Hab. Basse-Terre, jardins de la banlieue ! Rencontré dons l'herbe humide, sous des détritus de feuilles.

Obs. Animal d’un blanc légèrement teinté de jaune. Rare.

Il. Genre GEOSTILBIA, Crosse.

7. GEOSTILBIA GUNDLACHI, Pfeiffer (PI. F, fig. 1).

Hab. Basse-Terre, au pied de la rampe du fort Riche- panse (E. Marie). Sous les pierres ensablées, à très faible distance de la plage (E. Marie).

Obs. L'animal est de couleur blanche, très légèrement teintée de jaune. Espèce rare.

Noûs avons cru utile de faire figurer le G. Gundlachi, d’abord parce que l'espèce était assez mal connue jus- qu'ici, et ensuite pour qu'on fût à même de saisir plus facilement les caractères qui la distinguent de la suivante.

8. GEosriLBiA Mazet, Crosse (PI. E, fig. 2). Geostilbia Mazei, Crosse ms.

T. imperforata, subcylindrica, tenuissima, lævis, crys-

SG

tallina, hyalina, unicolor ; spira sat elongata, apice obtu- sulo; sutura impressa; anfr. k1A/2, lente accrescentes, uliimus spira paulo minor, basi roltundatus; apertura piriformis, concolor ; perisioma simpleæ, marginibus te- nuibus. Long. 2 112 maill., diam. maj. 2/3 mill.

Coquille imperforée, subeylindrique, très mince, lisse, complètement transparente, cristalline et d’une coloration uniforme. Spire assez allongée, terminée par un sommet médiocrement obtus, pour le genre. Suture marquée. Tours de spire au nombre de 4 1/2 et s’accroissant lente- ment; dernier tour un peu moins grand que la spire et arrondi, à la base. Ouverture piriforme, du même ton transparent incolore que le reste de la coquille. Péristome simple, à bords minces et de mème coloration également. Longueur totale de la coquille 2 millimètres 1/2; plus grand diamètre 2/5 de millimètre.

Hab. Vieux-Fort, relief du Houelmont, versant S.E. du morne Houelmont (E. Marie) : altitude 270 mètres en- viron. Sous les feuilles mortes, à l’ombre de grands arbres.

Obs. Animal de couleur jaune. Spécifiquement dis- üncte du G. Gundlachi, Pfeiffer, cette espèce s’en éloigne par sa taille plus petite, sa forme plus cylindrique, son sommet beaucoup moins oblus et son dernier tour de spire moins large et moins développé. Elle est voisine du Geostilbia iota, C. B. Adams, mais sans pouvoir être con- fondue avec lui. Très rare.

IT. Genre TORNATELLINA, Beck.

9. TORNATELLINA (LEPTINARIA) LAMELLATA, Potiez et Michaud.

Hab. Basse-Terre, banlieue (Beau , Schramm)! Ma-

EN

touba, habitations Ledentu, Grand-Parc! Altitude de 410 à 557 mètres. Capesterre, habitations Boisdebout, etc. ss etc. (Mattei)! Petit-Bourg, près la plage; Moule, habita- tions Hurel, Lécluse, etc., etc. (Schramm) ! Sous les pierres, parmi les feuilles mortes, dans les lieux humides ou peu exposés au soleil. Peu abondant.

Obs. Animal d’un blanc transparent, faiblement teinté de jaune. Parmi les spécimens de forte dimension, il s’en rencontre quelques-uns d’ombiliqués. Ce caractère suf- fit-il ponr constituer une variété?

IV. Genre GLANDINA, Schumacher.

10. GLANDINA GuapELourENSiS, Pfeiffer (PI. [, fig. 5).

Hab. Gommier, habitation le Gommier (Caillet) : alti- tude 548 mètres environ. Baillif, montagne Saint-Louis, versants de la rivière (Bavay; E. Marie): altitude 575 mè- tres environ. Bouillante, dans les caféyères (E. Marie), altitude 467 méêtres. Saint-Claude, bords de ia ravine Malanga (E. Marie). Vit sous les pierres, les détritus de végétaux, dans les lieux humides ou ombragés, par - fois dans les cavités de vieux murs en ruines, muis tou- jours à une altitude supérieure à 500 mètres.

Obs. L'animal en marche mesure de 14 à 17 milli- mètres. La partie supérieure du corps, y compris les ten- tacules, est d’un noir bleuâtre, qui passe, par des nuances successives, au blanc laiteux, vers et sous le pied.

La collection de M. E. Marie contient un individu entiè- rement dépourvu de flammules. Nous figurons également ici cette curieuse variété, que nous désignons sous le nom de variété $ et qui provient du Gommier (PI. 1, fig. 4).

== M0ree V. Genre HELIX, Linné,

A1. HELix orgicuLaATA, Férussac.

Hab. Pointe-Noire, entrée des grands bois! Altitude 576 mètres environ. Recueilli sur des touffes d’orchi- dées épiphytes (Oncidium altissimum, Swartz), le matin, avant le lever du soleil. Espèce rare, qui n’a été rencon- trée, jusqu’à présent, que dans une seule localité et en un petit nombre d'exemplaires.

Obs. A l'état de vie, l'animal est d’un noir grisâtre uniforme et sa coquille est absolument semblable à celle des individus de la même espèce de la Martinique.

12. Herix JosepxiNÆ, Férussac.

Hab. Commune dans toutes les parties de la Guade- loupe proprement dite et aux environs de la Pointe- à-Pitre. Vit de préférence sur les hauteurs : cependant, on trouve assez fréquemment cette Hélice dans les terrains voisins du littoral, sous les pierres, les détritus de feuilles, dans les bois pourris, elle recherche toujours l'ombre et l’humidité.

Obs. Plus cette espèce s'élève dans les montagnes, plus elle acquiert de développement. Entre 1,210 et 1,220 mètres, altitude qui est la limite extrème elle ait été rencontrée, certains spécimens atteignent les dimen- sions suivantes : plus grand diamètre, 51 millimètres ; plus petit, 27; largeur de l’ouverture, 16.

Le corps de l’animal est d’un brun rougeûtre clair et marqué, à sa partie supérieure, de deux bandes étroites, parallèles et d'un brun foncé, qui se prolongent jusqu’à l'extrémité des tentacules supérieurs.

La variété 8 de l'Helix Josephinæ a été recueillie dans

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les localités suivantes : le Moule, les Grands - Fonds (Schramm). Petit-Bourg, habitation lEspérance! Capes- terre, habitations Fond Cacao, Boisdebout, etc. (Bavay, Mattei). Basse-Terre, banlieue (E. Marie)! Elle vit sous les détritus de végétaux, dans les bois en décomposition. Cette variété, qui n'habite que les zones inférieures, diffère du type par son développement moindre, par sa co- loration plus pâle (jaune-citron) et par l'absence com- plète de fascie brune sur le dernier tour de spire. Elle est moins abondante que la forme typique.

15. HELIX PACHYGASTRA, Gray.

Hab. Camp Jacob, bois des Bains-Jaunes (Beau. Schramm)! Altitude de 580 à 958 mètres. Matouba, grands bois (Beau, Caillet, Schramm) : altitude de 646 à 1,160 mètres. Massif de la Soufrière, mornes Goyavier, de PAs-de-pique (Schramm, E. Marie)! Altitude de 960 à 1,180 mètres. Vieux-Fort, relief du Houelmont (Bavay, E. Marie) : altitude de 560 à 489 mètres. Baillif, habitation Grand-Marigot (Bavay, E. Marie) : altitude 370 mètres environ. Vieux-Habitants, les hauteurs, alti- tude 510 mètres environ. Bouillante, dans les caféyères des hauteurs! Pointe-Noire, entrée des grands bois ! Ca- pesterre, habitation Fond Cacao (Mattei). Vit dans les bois pourris, sous les détritus de végétaux, à l'ombre des arbres et des arbrisseaux des régions élevées.

Obs. L'animal est de couleur brune foncée, un peu rougeâtre, s’éclaircissant sur les côtés, pour arriver au jaune pâle ou blanc légèrement teinté de jaune : la partie médiane corps est traversée par une bande de couleur blanc-jaunâtre clair.

La coquille varie de couleur et de dimensions, selon les altitudes.

14. HELIX DENTIENS, Férussac.

Hab. Pointe-à-Pitre, jardins de la ville et des fau- bourgs (Beau, Schramm) !—Sous les pierres et les plantes, après la pluie.

Obs. L'animal, qui mesure, en marche, de 50 à 54 millimètres, est d’un gris bleuâtre uniforme, y compris les tentacules. La partie supérieure du manteau est tra- versée, en son milieu, par une bande étroite d’un blanc transparent.

Cette espèce comprend une variété bien persistante. La forme typique a le test brun-marron plus ou moins som- bre, avec péristome blanc, bordé de brun; la variété s’en distingue par la coloration d’un jaune verdâtre de son test et le blanc très pur de sa bouche. Il n'existe, d’ail- leurs, aucune différence dans la forme extérieure des animaux, ni dans leur coloration, à l’état de vie.

15. Hezix Lycunucaus, Müller.

Hab. Coquille spéciale à la Guadeloupe proprement dite et à quelques-unes de ses dépendances. On la ren- contre dans toute la région moyenne de lile et jusqu'aux altitudes de 1,100 a 1,200 mètres, elle vit à l'ombre des -&rands arbres et des arbustes, sous les pierres, parmi les feuilles en décomposition.

Obs. A l’état adulte, l'animal est d’un brun rougeâtre sur la partie supérieure du corps, avec deux bandes pa- rallèles plus sombres, qui se prolongent jusqu’à l'extrémité des tentacules supérieurs ; les bords latéraux du manteau et le pied tout entier sont d’un brun verdâtre ou jaunà- tre uniforme. Espèce commune.

M, E. Marie a recueilli, à Bouillante, une variété

15

sénestre de l'H. lychnuchus. Nous en donnons la figure (PI. 1, fig. 5). Elle est fort rare.

L'Helix lychnuchus a existé à la Grande-Terre : on l'y trouve encore à l’état fossile ou subfossile.

16. Heuix BaDIA, Férussac.

Hab. Basse-Terre, banlieue (Beau, Schramm). Bouil- lante, dans les caféyères des hauteurs (E. Marie) ! Pointe- Noire, entrée des grands bois! Petit-Bourg, habitation Saint-Jean ! Altitude 169 mètres. Sous les pierres, les feuilles mortes, un peu à l’ombre.

Obs. Animal d’un blanc jaunâtre ou brunâtre.

L'espèce vivant à la Guadeloupe est la variété 6, à pé- ristome blanc. La disposition des dents du péristome est assez variable, L'espèce est commune dans les quartiers sous le vent.

17. HELIX ARBOREA, Say.

Hab. Camp Jacob, dans les bois et taillis environnants (Beau, Schramm, Bavay). Matouba, rampes du pont de Nozières, ravine aux écrevisses, habitations Lignières, Ledentu (Schramm, E. Marie, Bavay)! Gommier, dans les caféyères (E. Marie). Gourbeyre, morne de Dolé (E. Marie) ! Vieux-Fort, relief du Houelmont (E. Marie) ! Baillif, montagne Saint-Louis (Schramm, Bavay, E. Marie). Bouillante, dans les caféyères des hauteurs ! Capesterre, habitations de la plaine, Fond Cacao (Mattei) ! Recher- che l'herbe humide, les bois en décomposition et les détritus de végétaux. Ne dépasse jamais 600 mètres d’al- titude. Assez abondante.

Obs. L'animal est de couleur noire bleuâtre, sur la partie supérieure du manteau et de la tète : tout le reste

et 414

du corps tranche nettement, par sa coloration d’un blanc transparent, faiblement nuancé de gris.

18. HELIX BRACTEOLA, Férussac.

Hab. Pointe-à-Pitre, les ilets de la rade (Schramm) ! Petit-Bourg, murs en ruines près de la plage! Basse-Terre, au pied du fort Richepanse (E. Marie, Cayrol)! Baillif, bords de la rivière des Pères, ruines de la Tour du Père Labat, montagne Saint-Louis (Schramm, E. Marie, Cayrol). Vit le plus habituellement dans les cavités des vieux madrépores, sous les feuilles mortes, les amas de pierres sèches qui avoisinent le littoral : cependant, il en a été recueilli quelques spécimens dans des détritus de végétaux, à une altitude de 5315 mètres.

Obs. La région supérieure du corps de l’animal et ses tentacules sont d’un rouge orangé assez vif, qui se dé- grade de teinte pour arriver au blanc jaunâtre, sur les bords latéraux et vers le pied. L'animal ayant la même forme extérieure et la même coloration que celles de l'H. vortex, Pfeiffer, et les deux coquilles étant, d’ailleurs, tout à fait identiques, on peut affirmer que ces deux es- pèces sont synonymes et doivent être réunies. La priorité de description appartenant à Férussac, c’est sa dénomina- tion qui doit être maintenue. L'opinion que nous émet- tons, au sujet de la réunion de ces deux espèces, a, d’ail- leurs, été déjà soutenue, en 1875 (1), par M. Th. Bland, autorité des plus compétentes, en matière de Malacologie terrestre et fluviatile des Antilles.

49. HELIx suBAQUILA, Shuttleworth. Hab. Baillif, sur les bords de la rivière des Pères

(4) Ann. Lyc. Nat. Hist. New York, vol. XI, p. 79, 1875.

ET

(E. Marie). Dans des friches très ensoleillées, sous des

monceaux de pierres sèches et de détritus de végétaux.

Obs. Animal inconnu. Espèce assez douteuse qui se

rapproche de l’H. bracteola, mais qui néanmoins s’en

distingue par sa coloration moins blanchâtre et son der- nier tour non caréné.

20. Hezix GunpLacui, Pfeiffer.

Hab. Baillif, au-dessous du pont de la rivière des Pères! Basse-Terre, au pied du fort Richepanse (E. Marie). Saint-Claude, route du Camp Jacob, ruisseau de la ca- féyère de Beausoleil (Bavay, E. Marie). Vieux-Fort, bords de la rivière Sens (Bavay, E. Marie). Vit dans une terre sableuse, sous les pierres sèches, les détritus de feuilles, au pied des murs en ruine. Zone du littoral.

21. HeLix (SELENITES) BAUDoNI, Petit.

Hab. Matouba, dans les grands bois (Beau, Schramm, Caillet). Massif de la Soufrière, mornes Goyavier, de l'As- de-pique, de la Citerne (Schramm, E. Marie, L. Longue- teau)! Bouillante, dans les caféyères des hauteurs! Vieux- Habitants, les grands bois ! Baillif, montagne Saint-Louis, habitations Grand-Marigot, Mont-Dore (Schramm, E. Ma- rie)! Gommier, habitations Parnasse, Gommier, etc. (E. Marie)! Vit dans les lieux humides et ombragés, entre 460 et 1026 mètres d'altitude, dans les bois pourris ou les détritus de végétaux.

Obs. L'animal est d’un noir foncé uniforme. C’est un Mollusque vivipare, très voisin de l’Helix concolor, Fé- russac, de Porto-Rico. Ainsi que les autres Selenites, il est carnassier, très vorace et vit aux dépens des Mollus- ques phytophages.

NO NM VI. Genre VAGINULA, Férussae.

22, VAGINULA OCCIDENTALIS, Guilding.

Hab. Espèce commune dans toutes les parties de l’ile. Se rencontre dans les lieux humides ou ombragés.

VIT. Genre BULIMULUS, Leach.

23. BULIMULUS MULTIFASCIATUS, Lamarck, var.

Hab. Bouillante, dans les caféyères des hauteurs! Alti- tude de 456 mètres environ. Vieux-Habitants, habitation Renouard, entrée des grands bois! Altitude de 420 à 450 mètres. Baillif, montagne Saint-Louis, bords de la rivière, habitation Mont-Dore (Schramm, E. Marie) ! Alti- tude de 575 à 610 mètres environ. —- Espèce essentielle- ment arboricole, qui habite les hauteurs et se rencontre, le matin, sur les feuilles des arbrisseaux ou les branches basses des arbres. Cette variété, bien différente des deux formes de la Martinique, s’en distingue par sa coquille mince, fragile, d’un beau jaune d’or brillant, avec de nombreuses fascies transversales, d’un brun violacé, sur les trois derniers tours de spire : les tours sont au nombre de 6 1/2. .

Quelques exemplaires mesurent jusqu’à 35 millimètres de longueur, sur une largeur de 14, avec une longueur d'ouverture de 46. Les dimensions ordinaires de l’espèce sont de 25 millimètres de longueur, sur une largeur de 12, avec une longueur d'ouverture de 12 également.

Obs. La partie supérieure du corps de l’animal est de couleur blanche transparente, teintée de bleu clair; l’infé- rieure, y compris le pied, est d’un blanc pur également translucide. Assez rare.

——

Les perdrix du pays se montrent très friandes de ce Mollusque : aussi le trouve-t-on, le plus souvent, avec la coquille fracturée.

24. BuziMuLus ExILIS, Gmelin.

Hab. Commun dans toutes les parties de l’île, princi- palement dans la zone du littoral. Le type et ses variétés Bet y vivent réunis. Se rencontre sur les arbres, les plantes hasses, ou dans les trous des vieux murs,

Obs. Animal d’un blanc jaunâtre ou verdâtre, plus sombre de coloration sur les tentacules.

Il est à remarquer que, quand le Bulimulus exilis et ses variétés habitent les hauteurs, ils s'élèvent parfois au delà de 600 mètres d'altitude, la coquille, tout en con- servant la même disposition dans ses fascies, prend des teintes beaucoup plus sombres et le test devient infiniment plus épais. L'animal lui-même prend une coloration géné- rale d’un noir uniforme.

25. BuzimuLus EyRiesi, Drouët.

Hab. Basse-Terre, banlieue, morne à Vaches 1—Vit sous les pierres, au milieu des broussailles et dans les haies de clôture.

Obs. Le corps de l’animal est d’un blanc légèrement teinté de jaune ; les tentacules seuls ont une coloration plus foncée.

26. BuzimuLus LHERMINIERI, Fischer.

Hab. Petit-Bourg, dans les grands bois (L'Herminier), altitude de 800 mètres environ; massif de la Soufrière, Cône central au N.-E. du plateau du sommet (Comert) : altitude de 1596 mètres environ.

Tin

Obs. Espèce fort rare, qui n’a été rencontrée jusqu’à présent que sur les feuilles des grandes Broméliacées des montagnes (Bromelia Pinguin, Linné), et, une fois seule- ment, à l'entrée des grands bois, sur les branches basses d’un arbre de haute futaie.

La coquille, ainsi que le dit, dans sa description, M. Fis- cher (Journal de Conchyliologe , vol. V, 1856, p. 555), est mince, luisante, cornée, traversée horizontalement de siries d’accroissement saillantes, et marquée de points blanchâtres assez rapprochés, qui s'effacent avec l’âge et finissent par disparaître presque complètement. Pendant la vie du Mollusque, la coquille est d’un joli brun rougeätre, qui passe au fauve clair, après la mort de l’animal.

Le plus grand des spécimens recueillis a 27 millimètres de longueur, sur une largeur de 41 1/2. La longueur de son ouverture est de 45 millimètres et sa plus grande largeur de 8 1/2.

L'animal en marche mesurait 56 millimètres, sa colo- ration était brune-rougeâtre, s'éclaircissant sur les bords et vers le pied ; les tentacules postérieurs, très renflés à la base, ont 6 millimètres environ ; la spire compte 5 tours 1/2, légèrement convexes. Fort rare : il n’en à été trouvé jusqu’à présent que trois exemplaires.

27. BuLIMULUS VIRGULATUS, Férussac.

Hab. Moule, Vieux-Bourg, plage du cimetière des Nègres (Beau, Schramm).

Obs. Ce Bulimulus qui vit, d'habitude, sur les arbres et les arbustes, a été rencontré, à terre, sous les feuilles à peu près sèches des Raisiniers (Coccoloba uvifera) qui bordent cette partie du rivage. Les spécimens recueillis, bien que contenant encore l'animal, n'étaient plus frais, Rare, vu neuf exemplaires seulement.

es 14092. 28. BULIMULUS CHRYSALIS, Pfeiffer, var. 6.

Hab. Saint-Claude, poste avancé du Camp Jacob ; bois des Bains-Jaunes, etc. (Beau, Schramm, Bavay, E. Marie)! Altitude de 470 à 957 mètres environ. Matouba, rampes du pont de Nozières, prise d'eau du canal Lignières (Bavay)! Massif de la Soufrière, morne Goyavier, plateau du Cône central, versants de l’As-de-Pique, etc. (Schramm, Cayrol, E. Marie, L. Longueteau) : altitude de 960 à 1,595 mètres environ. Baillif, habitation Grand-Marigot (Bavay, E. Ma- rie). Bouillante, dans les caféyères des hauteurs! Pointe- Noire, entrée des bois! Vit dans l'herbe humide, sous les plantes basses, au milieu de fragments de rocher et de détritus de végétaux.

Obs. L'animal, dont l’épiderme est très rugueux, se distingue par sa coloration noire uniforme.

Cette forme, qui ne paraît être, ni le B. limnoides, ni même le B. chrysalis typique, diffère de l’un et de l’autre par la forme nettement carénée de son dernier tour de spire et par la fascie transparente fauve claire qui le traverse. Il possède de 5 à 6 tours 1/2 de spire. Peu abondant.

29, BucimuLus HouezMonTENsis, Crosse (PI. I, fig. 6). Bulimulus Houelmontensis, Crosse, ms.

T. vix subrimata, oblongo-elongata, haud nitens, tenuis, translucida, pallide castanea ; spira sat elongata, apice obtusulo ; sutura impressa; anfr. 6 vix convexiusculi, ullimus spiram subæquans, basi attenuato-rotundatus ; apertura angulato-subovata, intus nitidula, concolor ; pe- ristoma simplex, marginibus disjunctis, columellari di- latato, rimam umbilici fere occultante, albido-castaneo,

90 basali el externo subacutis. Long. 15, diam. maj. 7 mill. Apertura 7 mill. longa, 3 1/2 lata.

Coquille munie d’une fente ombilicale faiblement pro- noncée, de forme oblongue allongée, terne, mince, trans- lucide et d’un brun-marron clair. Spire assez allongée, terminée par un sommet un peu obtus; suture bien mar- quée. Tours de spire au nombre de 6 à 6 1/2 et faiblement convexes ; dernier tour à peu près aussi grand que la spire, arrondi et un peu atténué, à la base. Ouverture de forme ovale un peu anguleuse, assez luisante, à l’intérieur, et de même coloration que le reste de la coquille. Péristome simple et à bords séparés l’un de l’autre : bord columel- laire développé, cachant, en grande partie, la fente om- bilicale et d’un brun-marron clair, tournant au blan- châtre, bord basal et bord externe minces.

Longueur totale de la coquille 45 millimètres, plus grand diamètre 7. Longueur de l'ouverture (y compris le péristome) 7 millimètres, plus grand diamètre, 3 1/2.

Hab. Vieux-Fort, relief du Houelmont, sommet du morne Caraïbe (Bavay, E. Marie) : altitude de 586 mètres environ. Sous des détritus de feuilles, au pied d'arbres de haute futaie.

Cette petite forme, qui est très rare, n’a pas été trouvée vivante. Nous ne savons à quelle espèce connue il convient de la rapporter. Nous proposons donc, pour elle, un nom nouveau.

50. BULIMULUS LIMNOIDES, Férussac.

Hab. Capesterre, environs du Bourg (Mattei). Baillif, rivière des Pères (E. Marie).

Obs. Vit dansles lieux humides, sous les feuilles mortes, ou sous des tas de roches empilées.— Assez rare, L'animal n’a pas été trouvé vivant.

Duo: dus:

VIIL. Genre PUPA, Draparnaud.

91. PuPA INDIGENA, Ancey.

Hab. Basse-Terre, cour latérale de l'Hôpital militaire, abords du fort Richepanse (Bavay, E. Marie). Baillif, près le pont de la rivière des Pères! Vieux-Fort, rivière Sens (Bavay, E. Marie). Morne à l'Eau, habitation le Réduit (Cayrol). Pointe-à-Pitre, les Ilets (Schramm)! Saint- François, Pointe des Châteaux (Schramm, Cayrol).

Obs. Vit dans les brèches des vieux murs, sous les pierres sèches, au milieu d’une terre argileuse, mélangée de sable.

L'animal est de couleur grise ardoisée, à la partie supé- rieure, passant au blanc translucide, sur les flancs et vers le pied. Les tentacules supérieurs sont subcylindriques, légèrement en massue, oculés au sommet et d’une lon- gueur de 2/5 de millimètre.

Cette espèce diffère du Pupa Eyriesi par la forme, par la taille et‘par la dimension des dents. Moins cylindrique que ce dernier, celui de la Guadeloupe mesure 2 milli- mètres 1/4 de longueur, au lieu de 1 4/2 et possède 5 dents, À au bord supérieur, 1 au bord columellaire, L au bord basal et 2 au bord externe.

IX. Genre PINERIA, Poey. 32. PINERIA SCHRAMMI, Fischer.

Hab. Moule, parc à bœufs de l’habitation Maudet (Schramm).

Obs. Vit dans les cavités d’un mur en ruines, construit avec des fragments de madrépores.

Pen A

Coquille imperforée, allongée, d’un gris cendré pâle ; ouverture ronde; péristome simple et droit.

L'animal a la même coloration que sa coquille. Très rare.

X. Genre CYLINDRELLA, Pfeiffer. 33. CYLINDRELLA COLLARIS, Férussac.

Hab. Pointe-à-Pitre, banlieue, terrain de Fouillole (Beau, Schramm). Morne à l'Eau, base du morne Jensolen (Cayrol)! Capesterre, environs du Bourg! Petit-Bourg (Cayrol). Gosier, Ponceau, près la Saline (Cayrol). Saint- François, Saline au vent du Bourg (Bavay).

Obs. Vit, le plus habituellement, près du littoral, tantôt dans le sable, tantôt sur des fragments de vieux madré- pores ou de bois pourris. Se rencontre parfois, le matin, sur des troncs d'arbres, dans des bas-fonds assez éloignés du rivage, mais à peine au niveau de la mer.

Auimal d'un blanc jaunâtre, marqué de stries noires très fines.

XI. Genre AMPHIBULIMA, Blainville. 94. ÂAMPHIBULIMA PATULA, Bruguière.

Hab. Sainte-Anne, Bois de Boivin (L'Herminier), Go- sier, plage du fort l’Union, à l'embouchure de la rivière de la Grande Baie (Beau, Schramm).

Obs. Cette espèce n’a jamais été trouvée vivante, à la Guadeloupe proprement dite, ni à la Grande-Terre, depuis Férussac. Les exemplaires qui existaient dans les collec- tions de MM. Beau et Schramm avaient été recueillis privés de l’animal, ou n’en contenant que des fragments, aux lieux indiqués plus haut.

Elle existe, à l’état fossile, avec l’Helix lychnuchus, le Bulimulus exilis, et quelques autres espèces, dans les tufs des falaises du Moule, elle se trouve presque mêlée à des fragments de fossiles marins, parmi lesquels on trouve une forme voisine du Scalaria pernobilis. Nous devons le seul exemplaire que nous possédions à M. le D' A. Du- chassaing, qui en a reconnu et étudié les gisements.

XII. Genre PELLICULA, Fischer. 35. PELLICULA DEPRESSA, Rang.

Hab. Massif de la Soufrière, plateau du Cône central, au Nord-Est de la Grande Crevasse, versants de l’As-de- Pique, morne Goyavier (Schramm, E. Marie, Longueteau) ! Altitude de 959 à 1,580 mètres environ. Capesterre, chutes de la rivière dite Grand Carbet (Longueteau).

Obs. Recueillie tout d’abord entre les feuilles des grandes Broméliacées qui croissent sur le Cône de la Sou- frière, cette espèce a été rencontrée, ultérieurement, sur les feuilles basses des arbres et des arbustes, dans les forèts humides des montagnes.

Coquille ovale arrondie et dilatée en avant, de couleur brune-rougeûtre brillante, sillonnée de stries d’accrois- sement assez prononcées. Spire peu saillante, souvent déprimée. Appendice columellaire très mince et peu dé- veloppé.

L'animal en vie mesure de 45 à 60 millimètres, au maximum : sa couleur est d’un beau noir uniforme. Il est peu abondant.

56. PELLICULA APPENDICULATA, Pfeiffer.

Hab. Moule, entrée des Grands Fonds (Beau, Schramm, Duchassaing). Morne à l'Eau, bois du morne Jensolen

Zi VO RUE

(Cayrol)! Vieux-Fort, relief du Houelmont (E. Marie) : altitude 397 mètres environ. Camp Jacob, cascade Vau- chelet, canal Dupuy, ravine Roche (Bavay, Schramm, Marie)! Altitude de 5 à 700 mètres environ. Matouba, chute de la rivière Saint-Louis (Schramm) ! Gourbeyre, morne du Palmiste (E. Marie). Capesterre, bords du Grand Étang (Bavay, Mattei).

Obs. Cette espèce vit habituellement dans les bois et les fourrés humides, elle se montre, le matin, avant le lever du soleil. Parfois, on la rencontre au bord de l’eau, sur les plantes ou sur les roches humides, daus les ravines ombreuses et encaissées.

L'animal, moins grand que celui du Pellicula depressa, atteint 40 millimètres de longueur, au maximum; ilest d'un blanc laiteux transparent, à l’exception des tenta- cules, qui se distinguent par leur coloration d’un gris bleuûtre.

La coquille est ovale, concave, brillante, translucide, marquée de fines stries d’accroissement et d’un blanc pur. La spire est saillante. Assez abondant.

XIII. Genre SUCCINEA, Draparnaud.

57. SUCCINEA CANDEANA, Lea.

Hab. Basse-Terre, jardins de la banlieue, bords du Galion (E. Marie)! Baillif, bords de la rivière des Pères, habitations de la montagne Saint-Louis (Beau, Schramm, E. Marie)! Moule, mares des habitations Zevallos, Mer- cier (Schramm). Pointe-à-Pitre, vallée du fort l’Union, mares de la banlieue (Beau, Schramm).

Obs. Habite les lieux humides et abrités, sur les pierres, les branches mortes, les feuilles des plantes basses: ne se montre ordinairement que le matin ou après la pluie.

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Animal d’un blanc-jaunâtre très clair. Espèce assez abondamment répandue.

58. SUCCINEA APPROXIMANS, Shuttleworth?

Hab. Basse-Terre, banlieue, habitationJacinthe! Baillif, bords de la rivière des Pères, au delà du pont!

Obs. Sur des roches toujours humides, le long des vieux murs abrités, avant le lever du soleil.

Espèce assez abondante. L'animal est d’un blanc sale transparent. Nous rapportons cette forme, avec un peu de doute, auS. approximans, Shuttleworth, de Porto-Rico, de Saint-Thomas, de Sainte-Lucie et de la Trinité. Elle en a bien les stries pliciformes et les dimensions, mais sa colo- ration est sensiblement plus claire.

XIV. Genre HOMALONYX, Orbigny (emend).

39. Homazonyx unGuis, Orbigny, var. Guadelou- * _ pensis.

Hab. Pointe-à-Pitre, les mares de la banlieue (Beau, Schramm). Gosier, bassin de Poucet! Moule, mares de l'habitation Lécluse (Schramm). Basse-Terre, canal de la conduite d’eau du fort Richepanse (E. Marie). Gourbeyre, bords du bassin de Dolé! Massif de la Soufrière, morne Goyavier, bords du bassin Beauvallon ! Capesterre, canal de l'habitation Fond Cacao (Mattei).

Obs. Vit, d'ordinaire, dans les lieux humides, au bord des ruisseaux ou des mares, sur les plantes aquati- ques ou les herbes dont les racines sont immergées.

La coquille est unguiforme, lisse, brillante et de cou- leur ambrée pâle. Le corps de l’animal est également de couleur jaune ambrée pâle, tigré de macules jaunâtres ou brunâtres, à la base des tentacules et sur une partie

RE du manteau : les Lentacules sont d’un brun jaunâtre. Abondant.

XV. Genre MELAMPUS, Montfort.

40. MELAMPUS PUSILLUS, Gmelin.

Hab. Pointe-à-Pitre, les îlets de la rade (Beau, Schramm). Capesterre, plage du Bourg! Petit-Bourg, plage !

Obs. Sous les pierres, les galets hors de la portée de la lame, à l’ombre des Raisiniers (Coccoloba uvifera, Jacq.).

Animal d'un blanc translucide, légèrement teinté de jaune: tentacules grisâtres ou noirâtres, selon l’âge ; yeux noirs. Commun.

41. MELAMPUS FLAVUS, Gmelin.

Hab. Pointe-à-Pitre, îlets de la rade (Beau, Schramm) ! Petit-Bourg, plage !

Obs. Même mode de station que le précédent.

Le corps de l’animal est d’un brun jaunâtre, qui passe, par des nuances successives, au blanc teinté de jaune, sur les flancs et vers le pied. Abondant.

42. MELAMPUS COFFEA, Linné.

Hab. Pointe-à-Pitre, les îlets de la rade (Beau, Schramm) ! Petit-Bourg, plage! Capesterre, plage au vent du Bourg!

Obs. Se trouve sur les pierres et les galets du rivage, à l'ombre des Raisiniers et des Palétuviers.

Animal d’un blanc jaunâtre ou brunâtre uniforme, Moins commun que les précédents.

sm ON XVI. Genre BLAUNERIA, Shuttleworth.

45. BLAUNERIA HETEROCLITA, Montagu.

Hab. Pointe-à-Pitre, anse de Fouillole (Schramm, Cayrol)!

Obs. Se trouve dans le sable humide, sur des frag- ments de madrépores, presque à la limite du flot.

L'animal est de la même couleur que sa coquille, d’un blanc brillant translucide. Les tours de spire sont au nombre de 4, le dernier dépassant de plus du double tous les autres réunis. Très rare.

XVIL. Genre PEDIPES, Adanson.

4%. PEDIPES MIRABILIS, Mühlfedt.

Hab. Pointe-à.Pitre, lesîlets,Fouillole (Beau, Schramm)! Gosier, Grand’Baie ; plage du fort l’Union (Schramm, E. Marie); Petit-Bourg, plage (Schramm)!

Obs. Sous les pierres et les fragments de madrépores qui bordent la plage, au-dessus du niveau des marées.

Le corps de l'animal est d’un blanc brillant translucide; les tentacules, les yeux et la bouche sont noirs.

XVII. Genre PLANORBIS, Guettard.

45. PLANORBIS GUADELOUPENSIS, Sowerby (emend.).

Hab. Se rencontre dans toutes les mares, bassins ou réservoirs d’eau douce de la Colonie. Obs. Animal de couleur noire foncée uniforme.

46. PLANORBIS CULTRATUS, Orbigny.

Hab. Pointe-à-Pitre, banlieue, mares Guillaume, Papin,

du morne à Cail (Beau, Schramm, Cayrol)! Moule, mares de l'habitation Lécluse, etc. (Schramm). Morne à l’Kau, mares du morne Jensolen (Cayrol)! Gourbeyre, mares et marécages du Valkanaërs (Bavay, E. Marie) !

Obs. Vit sur les plantes aquatiques, les branches ou les feuilles mortes, flottant entre deux eaux et à la surface.

Les tours de spire sont au nombre de 5 et inégaux, le dernier est sensiblement plus grand que les quatre autres. Assez abondant.

47. PLANORBIS LUcIDUS, Pfeiffer.

Hab. Pointe-à-Pitre, banlieue, les mares (Beau, Schramm)! Moule, mare de l'habitation Caignet (Schramm). Morne à l'Eau, mares du morne Jensolen (Cayrol) ! Gour- beyre, mares du Valkanaërs!

Obs. Mème mode de station que le précédent : 4 tours de spire, inégaux entre eux. Abondant.

48. PLANORBIS ScHRAMMI, Crosse.

Hab. Pointe-à-Pitre, mares de la banlieue (Schramm, Cayrol, E. Marie)! Morne à l'Eau, mares et morne Jen- solen (Cayrol). Moule, mares de l'habitation Lécluse (Schramm) !

Obs. Mème mode de station que les espèces précé- dentes : 5 tours de spire. Assez rare.

49. PLANORBIS Bavayi, Crosse.

Hab. Gourbeyre, mares et marécages du Valkanaërs (Bavay, E. Marie)!

Obs. Vit sur les plantes aquatiques, le long des tiges des Glumacées, qui se trouvent sur les bords des mares et des flaques de ce terrain, presque constamment inondé, dans la saison des pluies.

= 90

L'espèce compte 5 1/2 tours de spire, presque sur le même plan. Rare.

Les animaux des quatre espèces de Planorbes ci-dessus mentionnées sont d’un blanc sale, jaunâtre, transparent, bordé, sur les côtés, d’une bande noire, qui se prolonge jusqu’à l’extrémité du pied. Les tentacules sont d’un noir grisâtre.

XIX. Genre ANCYLUS, Geoffroy.

51. Ancycus BEauUI, Bourguignat.

Hab. Pointe-à-Pitre, mares Papin,