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DES

JARDINIERS,

Contenant les Méthodes les plus sûres et les plus modernes pour cultiver et améliorer les Jardins Potagers , à fruits , à fleurs et les Pépinières , ainsi que pour réformer les anciennes pratiques d' Agriculture ; avec des moyens nouveaux de faire et conserver le Vin , suivant les procédés actuel- lement en usage parmi les Vignerons les plus instruits de plusieurs Pays de VEurope ; et dans lequel on donne des Préceptes pour multiplier et faire prospérer tous les Objets soumis à V Agriculture , et la manière d^employer toutes sortes de Bois de Charpente.

Ouvrage traduit de l'Anglois , sur la huitième Edition

DE Philippe MILLER.

PAR UNE SOCIÉTÉ DE GENS DE LETTRES.

DÉDIÉ A MONSIEUR.

TOME PREMIER.

A P A R I S y

Chez GUILLOT, Libraire de MONSIEUR, rue S. Jacques,

vis-à-vis celles des Mathorins.

1785.

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Contenant les Méthodes les plus sûres et les plus modernes pour cultiver et améliorer les Jardins Potagers , à fruits , à fleurs et les Pépinières , ainsi que pour réformer les anciennes pratiques d'Agriculture ; avec des moyens nouveaux de faire et conserver le Vin , suivant les procédés actuel- lement en usage parmi les Vignerons les plus instruits de plusieurs Pays de l'Europe ; et dans lequel on donne des Préceptes pour multiplier et faire prospérer tous les Objets soumis à l'Agriculture , et la manière d'employer toutes sortes de Bois de Charpente.

HUITIEME ÉDITION.

Revue et corrigée suivant les meilleurs Systèmes de Botanique , et ornée de plusieurs Planches qui n'ctoient p®int dans les Editions précédentes 3

Publié par P H I L I p p E M I L L E R , F. R. S.

Jardinier de la Compagnie des Apothicaires à Chelsea , et Membre de l' Académie de Botanique

de Florence.

OUVRAGE TRADUIT DE L'ANGLOIS,

Auquel on a ajouté un grand nombre de Plantes inconnues à Miller , et dans lequel on a retranché toutes les dénominations Angloises , pour y substituer les noms François ;

Par M. DE CHAZELLES,

Chevalier , Conseiller du Roi en ses Conseils , Président à Mortier au Parlement de Met^ , Membrt et ancien Directeur de V Académie Royale des Sciences et Arts de la même Ville.

Avec des notes relatives à la Physique et à la Matière Médicale^ Par M. HOLANDRE,

Conseiller Auïi que , Directeur du Cabinet d'Histoire Naturelle , et Médecin delà Cour de S. S. Mgr. U Prince Palatis , Duc régnant de Deux Ponts , Correspondant de la Société Royale de Paris , ti Membre Honoraire de la Société des Antiquités de Cassel.

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http://www.archive.org/details/dictionnairedesj01mill

A MONSIEUR,

FRERE DU ROI.

MONSEIGNEUR,

XliN suppliant MONSIEUR d'' agréer V hommage de ma Traduction du Dictionnaire des Jardiniers ^ et des Observations que fy al jointes , je ne pouvols pas me dissimuler que le bonheur d'avoir le plus Auguste

a

Protecteur , seroit balancé par la certitude de trouver en lui V appréciateur le plus éclairé ^ puisque Monsei- gneur se plaît à faire pratiquer dans ses magnljiques serres de Brunoi y ce que Philippe Miller enseigne dans ce Dictionnaire,

Si cette réflexion ne nia point arrêté , ce n^est pas présomption de ma part ; je compte moms sur mes foibles talens que sur les bontés de Monseigneur,. Le sacrifice de mon amour-propre lui prouvera qu'on, ne résiste pas au désir de faire éclater ^admiration qu'excitent les lumières et les vertus dont Monseigneur offre le rare assemblage et le parfait modèle.

Je suis avec un profond respect ,

DE Monseigneur ,

vii Le très-humble et très-obéissanc

'. "< - serviteur, de Chazelles,

i^ i ' ' . ' '^ \ . - Président à Mortier du Park-

'^'^ •:.-•• '■■■■■' ^ '•''■■ ment de Met^,

csErrrT*ras3îr

DISCOURS PRÉLIMINAIRE

DU RÉDACTEUR.

V^N ne s'est peut-être jamais autant occupé de l'Agriculture qu'on le fait aujourd'hui : cet Art , le premier de tous , et le plus utile , sans doute , est devenu le goût dominant de la plupart des Nations de l'Europe. Le commerce ayant renversé les barrières que l'ignorance et la barbarie avoient élevées entre les peuples , il s'est fait entr'eux un échange continuel des productions des divers climats : l'activité Euro- péenne s'est approprié toutes celles qui pouvoient convenir à ses froides Contrées ; la constance , l'acti- vité , aidées des lumières d'une profonde théorie , sont parvenues à naturaliser dans un sol étranger , celles même , qui , nées dans des régions plus favorisées par le soleil , sembloient d'abord repousser cous les secours de l'Art, et se refuser à la culture.

Ce n'est point cependant au coinmerce seul qu'on doit attribuer ce goût général pour l'Agriculture ; c'est aux progrès des connoissances , c'est à l'esprit philo- sophique , qui fait la gloire de ce siècle , que nous

aij

iv DISCOURS

avons cette obligation : la vraie Philosophie n'écaiic autre que la connoissance de la vérité et de nos vrais intérêts, elle doit , autant qu'il est possible, dépouiller l'homme de sqs préjugés , lui faire mépriser ces vains plaisirs , qui n'ont point leur source dans le cœur , et le ramener à ces goûts simples , à ces occupations paisibles , qui faisoient les délices des premiers ages , et perpétuoient les bonnes mœurs. On doit néanmoins faire une très-grande différence entre l'homme éclairé et doué d'un esprit juste , qui , après avoir parcouru d'un pas rapide le cercle des plaisirs factices de la Société , est revenu par dégrés à la contemplation de la Nature , aux jouissances qu'elle nous offre; et celui qui, à peine sorti du limon dont il venoit d'être formé, ne dirigea ses opérations que d'après un instinct pure- ment animal , et ne se livra au travail que pour satis- faire SCS premiers besoins : celui-ci ne sait que sentir, et agir pour sentir encore ; l'autre , au contraire , ajoute aux impressions des sens les ressources de son esprit ; son âme , exercée par l'habitude de penser , est ouverte à toutes les modifications délicates du sen- timent ; tous les phénom.enes de la végétation devien- nent pour lui intéressans ; il suit la marche de la Nature

PRÉLIMINAIRE, v

dans ses moindres procédés ; applique ses observations à la théorie générale de l'Agriculture ; compare en- semble les différens faits , pour en tirer des consé- quences générales ; remonte des effets aux causes , ec parvient , par l'activité de son génie , à ces connois- sances sublimes qui élèvent l'homme au-dessus de lui-même , en lui découvrant l'ensemble du vaste système de l'Univers. Tel est le Philosophe , tel est l'Homme par excellence : la Nature reconnoissante envers lui , le fera parvenir au plus haut degré de bonheur il puisse atteindre ; il aura des mœurs pures, il possédera toutes les vertus sociales, et ne laissera après lui que des regrets.

O vous riches Habitans des Cités , que l'ennui poursuit au sein du luxe et de la mollesse ! voulez- vous goûter encore de nouvelles jouissances , un bon- heur durable ? quittez vos lambris dorés , abandonnez les vaines intrigues de l'ambition ; venez dans nos cam- pagnes , vous y respirerez un air pur ; et si vos cœurs ' peuvent encore s'ouvrir à des plaisirs simples , vous y trouverez la véritable félicité.

Quoique le goût de l'Agriculture ait été porté avec une rapidité étonnante , d'une extrémité de

x

vj DISCOURS

l'Europe à l'autre , aucun Peuple n'a pu néanmoins égaler les Anglois dans cette carrière ; leurs écrits sont en bien plus grand nombre , et leurs méthodes beaucoup plus sûres que toutes celles dont on s'est servi jusqu'à présent : mais parmi les Auteurs de cette Nation , qui se sont spécialement occupés de l'Agriculture , aucun n'a eu un succès aussi complet que le célèbre Miller : huit Editions de son Diction- naire qui ont eu lieu dans très-peu de tems , ont été enlevées avec la même rapidité ; et c'est à cet Ouvrage seul que les Anglois doivent la supériorité qu'ils ont eue dans ce genre sur les autres Nations. Miller n'a écrit qu'après quarante ans d'expérience ; il ne donne aucune méthode , sans l'avoir éprouvée pendant une longue suite d'années : son style est simple et à la portée de tout le monde ; les moindres procédés sont décrits , tous les cas sont prévus , et le Jardinier qui le prend pour guide ne peut jamais s'égarer , parce que sa main est constamment dirigée depuis l'instant la plante sort de terre , jusqu'au moment de sa maturité : on y trouve tout ce qui concerne les travaux de la campagne , la culture des jardins po- tagers , celle Aqs plantes indigenes et des plantes

PRÉLIMINAIRE. vij

exotiques ; des pratiques nouvelles pour l'Agriculture en grand , pour faire et conserver le Vin , ( toujours d'après l'expérience des Cultivateurs et des Vignerons les plus célèbres de l'Europe ; ) la manière de planter les forêts ^ et de les mettre en valeur , celle de traiter les prairies naturelles et artificielles ; ce qui regarde la construction des serres chaudes et des fourneaux de toute espèce , des orangeries , des caisses à vi- trages , des couches vitrées , des couches de tan pour se procurer des fruits précoces ; enfin , tout ce qui concerne l'Agriculture y est traité avec une exac- titude scrupuleuse , et dans le plus grand détail.

Nous pouvons d'ailleurs parler de cet Ouvrage , comme ayant vérifié les méthodes qu'il propose , sur une multitude de plantes rassemblées de tous les cli- mats : forcés dans les premier^ tems de nous confier à des Jardiniers peu instruits , nous avons reconnu la nécessité de nous instruire nous-mêmes, afin de pou- voir diriger leurs opérations ; et nous ne craignons point d'avouer que c'est à l'Ouviage de notre Auteur que nous devons la plus grande partie de nos succès.

Ces considérations nous ont déterminés à entre- prendre la traduction , depuis long-tems désirée , du

viij DISCOURS

Dictionnaire des Jardiniers de Miller , dans laquelle on s'esc principalement attaché à lui conserver cette précieuse simplicité , propre à le mettre à la portée de tout le monde , et des personnes sur-tout , aux- quelles il est particulièrement destiné. Les Amateurs doivent nous savoir gré de notre travail ; nous n'avons rien négligé pour rendre cet Ouvrage aussi utile qu'il peut l'être , en donnant de l'extension à cer- tains articles , sur lesquels notre Auteur avoit passé trop légèrement : on trouvera au mot Ananas , une addition considérable , dont nous avons puisé la ma- tière dans les meilleurs Auteurs postérieurs à Miller. Quoique la partie Physique soit foiblement traitée dans l'original , nous l'avons cependant laissée telle qu'elle est , parce qu'elle n'a qu'un rapport très- éloio-né avec l'Agriculture ; mais nous y avons ajouté des notes , qui mettront notre Ouvrage , à cet égard , au niveau des connoissances actuelles. Nous ne nous sommes point contentés d'indiquer vaguement, comme on le fait ordinairement dans les Traités d'Agriculture, les propriétés générales des plantes usuelles en Méde- cine ; une note , plus ou moins étendue , placée à la fin de chaque article , contient une Analyse exacte

des

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PRÉLIMINAIRE. ix

des principes qui entrent dans la composition de la plante dont il vient d'être question , leur manière d'agir sur les corps animés , les différentes maladies dans les- quelles ils conviennent , les formes sous lesquelles ces plantes doivent être employées suivant les diffé- rentes circonstances , leurs doses et les compositions pharmaceutiques dans lesquelles elles entrent : de manière que cette seule partie , extraite du corps de l'Ouvrage , pourroit faire un Cours complet de matière Médicale raisonnée.

Comme un assez grand nombre de plantes , qu'on cultive aujourd'hui dans les Jardins de Botanique , étoient encore inconnues du tems de Miller , et qu'il en a lui-même négligé exprès quelques-unes , qui ne lui ont pas paru dignes de fixer l'attention du Jar- dinier Praticien , nous les rassemblerons toutes dans des Supplémens qui seront joints au corps de l'Ou- vrage , et nous les classerons , ainsi que l'a fait notre Auteur, suivant le Système de Linnée , et tout ce que nous dirons de leur culture sera tiré des meil- leurs Auteurs , tant Anglois que François , et de notre propre expérience.

Nous avons également jugé à propos, pour faciliter

b

X DISCOURS, ea.

le travail aux Personnes qui ne sont pas très-versées dans la Botanique , de joindre à chaque plante les termes synonymes , et les dénominations vulgaires sous lesquelles elles sont connues dans les différens pays , et principalement dans les contrées elles croissent naturellement : nous leur évitons par-là la peine de recourir à un grand nombre d'Auteurs , lorsqu'elles se trouveront embarrassées à reconnoitre les plantes qui leur auront été envoyées des pays étrangers , sous des noms qui leur sont inconnus. Tel est le travail que nous offrons au Public , nous n'avons eu d'autre intérêt, en l'entreprenant, que celui de nous rendre utiles ; si nous avons atteint notre but, tous nos vœux seront remplis.

AU TRES-NOBLE HUGUE,

Duc et Comte de Northumberland, Comte de Perey, Baron de Warkworth , du Château de Warkworth, Mylord Lieutenant Protecteur du Peuple des Con- trées de Middlesex et Northumberland , de la Cité et Liberté de Westminster , et de la Ville et Comté de Newcastle , sur le Tyne ; Vice Amiral de toute « l'Amérique et de la Comté de Northumberland , un des plus Honorables du Conseil Privé de Sa Majesté , Chevalier du très-noble Ordre de la Jar- retière, et Associé de la Société Royale.

QU'IL PLAISE A VOTRE GRACE.

J_jA bonté que vous ave^ eue d'accepter les deux pre- mieres Editions de ce Dictionnaire , m'a encouragé à mettre celle-ci aux pieds de Votre Grandeur , comme un hommage public de ma reconnoissance , pour les Observations intéressantes que Votre Grâce m'a com- muniquées , et qui ne peuvent que contribuer à la per- fection de cet Ouvrage. Si j'ai été asse^ heureux pour les employer de manière à mériter l'Approbation de

bij

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Votre Grandeur , j\mral plus d^esperance d^ohtenlr celle du Public ; car les Personnes les plus habiles dans cette Science utile , ont la plus grande confiance dans le Jugement de Votre Excellence.

Votre Grâce a donné tant de preuves d'intelligence et de discernement dans les différentes améliorations qu'elle a opérées dans ses Etats ^ et particulièrement dans un Pays presque dénué de bols de charpertte , que , si vous continue'^ à planter comme vous ave?^ fait durant ces d.ernieres années , toute la surface sera considérable- ment changée en mieux , et vos Etats en seront très- améliorés.

Le plus humble de vos Serviteurs désire Instamment que Votre Grâce puisse vivre long-tems y pour continuer ses opérations et servir d'exemple.

A ChelsCa , ce premier Mars 1784. PHILIPPE MILLER.

PRÉFACE

DE L'AUTEUR.

J

ou s nous dispenserons de parler ici du Diction- naire des Jardiniers , parce que cette nouvelle Edition ayant été précédée de plusieurs autres, nous pouvons raisonnablement penser qu'il est suffisamment connu; mais le Public ayant bien voulu accueillir cet Ouvrage, l'Auteur se croit obligé de lui en témoigner sa recon- noissance.

Ceux qui ont acheté d'anciennes Editions pouvant se plaindre que je leur fais tort en publiant celle-ci, il ne sera pas inutile que je me justifie.

Dans le tems de la premiere Edition de cet Ou- vrage , la Science du Jardinage étoit moins avancée qu'elle ne l'est à présent : comme depuis ce tems elle a fait de très-grands progrès , et que l'Auteur , par les correspondances qu'il a entretenues tant dans sa Patrie , que dans les Pays étrangers , n'a rien négligé pour s'instruire à fond des nouvelles observations _, et qu'il a eu soin de s'assurer des faits par des expé- riences suivies ; il a pensé que le Public verroit avec plaisir ces additions répandues dans le corps de l'Ou- vrage , qui , sans cela , auroit été imparfait.

Plusieurs personnes avoient cru qu'en imp^-imant à

xiv PRÉFACE

part les nouvelles découvertes , on pourroit se dis- penser de 1:1 réimpression de l'Ouvrage , l'Auteur a tenté ce mo^en , en publiant , il y a quelques années, âiQs feuilles séparées qui contenoient de nouveaux ar- ticle^) : mais on en a fait à peine quelques demandes; de sorte que le débit de ces feuilles n'a point dédom- magé de la dépense du papier et de l'impression.

On possède à présent en Angleterre plus du double des plantes qu'on y connoissoit dans le tems de la pre- miere Edition de ce Dictionnaire : leur culture ne devant point être omise dans un Ouvrage de cette nature , le soin de l'Auteur /«en les y insérant , ne peut être censuré.

Quoique le titre de ce Livre annonce seulement un Dictionnaire sur l'Art du Jardinage , toutes les branches de l'Agriculture y sont traitées d'une manière plus completce que dans quelque Ouvrage que ce soit , quoiqu'encièrement écrit sur le même sujet. Les instructions que nous donnons dans chaque partie , ne sont point présentées d'après une expérience légère et fautive ; la plupart sont le fruit de plu^ de vingt ans de pratique en différentes parties d'Angleterre , l'Auteur a été chargé de l'inspection dos Jardins : ainsi il peut assurer le Public qu'il ne recommande rien dont il n'ait reconnu la vérité jusqu'à la con- viction.

PRÉFACE, XV

On est surpris de voir que dans la plupart des Livres qui ont été publiés sur l'Agriculture , à peine aucun des Compilateurs ait fait la moindre attention sur la pratique ordinaire de semer huit fois plus de bled qu'il n'en faut ; dépense qui cause un grand pré- judice aux Fermiers si attachés à leurs anciennes cou- tumes , qu'ils rejettent tout ce qui pourroit les con- vaincre d'erreur; leur obstination est telle, que , si leur terrein n'est point couvert en entier au printems de tuyaux de bled , ils le labourent de nouveau pour y semer de l'orge ou d'autres graines de Mars ; au-lieu que si le bled y étoit resté , leurs champs auroienc produit une meilleure récolte qu'aucun de ceux les tuyaux ou épis auroient été plus épais. L'Auteur a fait souvent cette observation , il en a parlé à plusieurs Fermiers, dont la réponse a toujours été, que sur une terre riche une petite récolte d'épis produira souvent une grande abondance de bled , mais que sur une mauvaise terre _, les frais ne seroient pas payés : ce qui est une très-grande absurdité ; car comment est-il possible qu'une mauvaise terre puisse fournir une quantité de nourriture suffisante à un plus grand nombre de racines , que ne pourroit faire le meilleur sol ? On voit , d'ailleurs , que partout cette mé- thode est observée , un boisseau de semences en rap- porte rarement plus de trois ou quatre , pendant que

xvj PRÉFACE.

la même quantité de grains répandue sur des champs d'une égaie fécondité , e: à laquelle on donne assez de distance et de place pour croître , rendra au moins six ou sept boisseaux : j'ai vu un champ médiocre et qui n'avoit pas été cultivé plus de vingt ans , dans lequel on n'avoit semé que trois galons (i) de bled par acre (2) ( ce qui n'est qu'une huitième partie de ce que les Fermiers sèment ordinairement ) , et dont chaque acre a produit neuf quarters (3) ( plus de ceux tiers au-delà de ce que les Fermiers tirent de leurs terres ) : par-là, il est évident que, selon la pra- tique ordinaire , le Laboureur emploie au moins cent fois plus de semences qu'il n'en faut, qu'elle lui occa- sionne une dépense considérable et inutile ; tandis qu'au moyen de la nouvelle méthode , si elle étoit adoptée dans un pays entier , on épargneroit une im- mense quantité de grains , et on obvieroit par-là aux inconvéniens que produit la cherté du bled dans les années stériles. On a traité ces matières sous les articles AvENA , HoRDEUM , Secale et Triticum.

La plupart des Fermiers ne conduisent pas mieux

(i) Un galon est une mesure Angloise , contenant environ quatre pintes de Paris.

(2) Un acre d'Angleterre contient ordinairement cent soixante per- ches quarrécs.

(3) Un quarter contient huit boisseaux de froment.

leurs

PRÉFACE. xvij

leurs prairies que leurs terres labourables , ils se don- nent rarement la peine de détruire les mauvaises herbes qui s'y trouvent ; ils laissent ces plantes nuisibles ré- pandre leurs semences pendant sept années et plus , avant de prendre la peine de les faire arracher ; ce qui alors leur occasionne beaucoup d'ouvrage : il y en a cepen- dant de plus soigneux à cet égard ; mais ils laissent tous dans leurs terres principales, sur les bords, dans les haies et aux côtés des fossés , un nombre considé- rable de mauvaises herbes , qui , en répandant leurs semences , remplissent encore leurs champs et leurs prairies : en outre , ils allouent rarement une quantité suffisante de fimiier ou de marne , pour répandre sur leurs prairies , surtout quand ils ont beaucoup de terres labourables ; et s'ils y en mettent , c'est pres- que toujours dans une mauvaise saison : car l'usage ordinaire est de porter et de répandre les engrais sur les prairies aussi-tôt qu'elles ont été récoltées ; mais comme ce travail se fait pendant l'été , la chaleur du soleil les dessèche , en tire l'humidité et détruit la plus grande partie de leur efficacité. Ces matières étant plus amplement traitées dans le corps de cet Ouvrage, on y renvoie le Lecteur.

Ceux qui pourroient penser que l'Auteur sqsz trop •étendu sur ce qui concerne le bois de charpente , changeront de sentiment , s'ils veulent se donner la

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xviij PREFACE.

peine de considérer combien cet article est essentiel pour la conservation de ce pays , surtout s'ils réflé- chissent à la Q;rande dissipation qui s'en fait depuis plu- sieurs années : les personnes employées par le Gou- vernement pour veiller à la culture et à l'amélioration , tirent profit de la dissipation du bois de charpente : ils imaginent que , leurs prédécesseurs ayant agi ainsi , ils ont le même droit qu'eux ; et cet abus est à présent porté à une si grande extravagance, qu'à moins qu'on n'y mette ordre très-promptement , le Gouvernement en ressentira un grand dommage pour sa marine. Cette pratique qui a commencé dans les Forêts Royales , a été suivie par tous les Gentils-Hommes , qui , ayant sur leurs terres une grande quantité de bois de char- pente , en détruisent une partie considérable : ainsi , par égard pour le bien public , l'Auteur s'est cru dans roblic;ation de donner la méthode qui lui a paru la meilleure pour multiplier et conserver les bois de char- pente , et il ose espérer que cet article ne sera pas désao-réable à la plus grande partie de ses Lecteurs.

On a lieu de croire que les différentes plantes dont on propose d'essayer la culture dans les dominations Britanniques en Amérique , y réussiroient réellement , si on se donnoit la peine de faire les expériences con- venables , en ne s'attachant qu'à celles qui peuvent être vraiment utiles , et procurer un avantage réel aux

PRÉFACE. xix

Habitans. On peut aussi espérer que certaines plantes , relies que le Safran , ï Indigo , etc. ainsi que plusieurs drogues médicinales , dont on fait une si grande con- sommation , tant pour les Manufactures qu'on ne pourroit entretenir ni même conserver sans elles, que pour les usages de la Pharmacie ; on peut espérer , dis-je , que ces différentes plantes qui ne peuvent réussir jusqu'à un certain point en Angleterre, pros- péreroient dans ce nouveau climat aussi bien que dans leur sol originaire , et que leur grande multiplication ne seroit jamais dans le cas de nuire au commerce , eu égard à la prodigieuse consommation qui s'en fait : on peut en dire autant du Café et du Cacao , sur lesquels on ne peut trop recommander de faire dans nos Isles des expériences nouvelles. Les premieres pro- ductions dont il vient d'être parlé , sont recueillies avant leur maturité , mal séchées et envoyées en Angleterre sur des vaisseaux chargés de rum et de sucre, et commu- niquent leur odeur au café , qui perdpar-là beaucoup de sa qualité et de son prix : les dernières ont été autrefois cultivées par les Espagnols dans l'Isle de la Jamaïque , lorsqu'ils en étoient possesseurs ; ils en récoltoient assez pour la consommation des Habitans : mais à présent les Anglois qui y résident , les achètent des Espagnols. Ainsi ces articles demandent l'attention du Public ; car , si ces. marchandises peuvent être cultivées

cij

XX PREFACE.

avec succès dans nos Colonies Britanniques en Amé- rique , non-seulement nous en tirerons notre consom- mation , mais nous ferons aussi changer la balance du commerce fort à l'avantage de la Grande-Bretagne et de SQS Colonies.

On peut aussi reprocher aux Habitans des Isles de l'Amérique , on cultive le sucre , de confier le soin de leurs plantations à à^s Inspecteurs , qui , ne connoissant qu'une ancienne et pernicieuse routine , plantent constamment huit ou dix cannes sur chaque butte ; de sorte que si cinq ou six d'entr'elies vien- nent à réussir, elles sont si serrées qu'elles se nuisent réciproquement ; leur accroissement ne peut se faire avec facilité, et elles sont bientôt attaquées de la ver- mine qui s'étend et se multiplie avec une telle promp- titude , qu'elle endommage considérablement toutes les cannes , et souvent détruit la récolte entière : alors on attribue cet accident à la rigueur de la saison et à la nielle , tandis qu'il n'est occasionné que par une pratique intéressée et mal-entendue. Un Savant Gentil- Homme , possesseur d'un terrein considérable dans la Jamaïque , qui lui avoit été légué à son arrivée , se détermina à faire une essai de la culture de charrue dans les rangs de cannes : pour y parvenir, il prépara un acre de terre au milieu d'un grand espace , et y fit planter des cannes cinq pieds de distance l'une de

PREFACE, xxj

l'autre, et une seule sur chaque butte; ces cannes s'étaiit élevées à une très-grande hauteur , il les fit couper à leur maturité dans le même tems qu'on récoltoit sur un autre acre du meilleur terrein, les cannes qui avoient été plantées suivant la méthode ordinaire. La produc- tion de chaque acre fut bouillie séparément pour en connoître le résultat , qui se trouva à-peu-près de même pour le poids du sucre ; mais il fallut neuf fois moins de bois pour taire bouillir les plantes de la nouvelle méthode , et le sucre fut vendu six shelings de plus par quintal : ce qui prouve tout l'avantage que l'on peut retirer de cette nouvelle façon de cul- tiver les cannes , et de beaucoup d'autres dont les possesseurs devroient faire des essais avec le plus grand soin.

Les changemens qui ont été faits dans les Catalogues d'arbres ce de plantes qui se trouvent à la fin du Livre, n'ont eu lieu que pour ne pas trop augmenter le vo- lume de cet Ouvrage ; leurs différences spécifiques n'y sont pas insérées dans toute leur éterwiue , mais leurs titres génériques y suppléent , et les marques de chacune les dénotent suivant leurs espèces respec- tives , rapportées dans le corps du Livre. On prie le Lecteur de consulter les diiferens genres l'on a décrit, sous chaque article, les espèces avec leurs diffé- rens titres , ainsi que leur culture et les endroits

sxîj PREFACE.

elles croissent naturellement. L'usage de ces Catalo- gues peut ccre d'une grande utilité , sar-tcat à ceux qui n'ont point de connoissance dans l'Art du Jardi- nao-e , mais plus particulièrement à ceux qui se don- nent pour Dessinateurs de Jardins ; car si cette partie de plantation étoit conduite convenablement , on ne commettroit point tant d'absurdités qu'on en trouve à présent dans la plupart de ces desseins , nous voyons souvent les plus petits arbrisseaux plantés dans i-'s places des plus grands arbres.

Le but de l'Auteur, dans l'exécution de cet Ouvrage, a été principalement de rendre les instructions qu il a données, claires, et intelligibles , non-seulement aux Praticiens , mais encore à ceux qui ont le moins de connoissance dans cet Art : dans tout ce qu'il a dit , il n'a eu égard qu'à la vérité , et il n'a rien avancé dont il n'ait été convaincu par sa propre expérience; ainsi quoique l'Auteur espère qu'on ne trouvera pas un Grand nombre de fautes dans le cours de cet Ouvrage, il compte néanmoins sur l'indulgence du Public, pour L-s omissions et les imperfections qui peuvent s'y ren- contrer, parce que dans un travail d'une si vaste étendue, oiine peut espérer d'être absolument partait.

Quelques erreurs d'impression s'y sont glissées par accident ou par l'absence de l'Auteur dont les occu- pations l'appelôient souvent à la campagne pendant

PRÉFACE, . xxiij

le tems qu'on l'imprimoit ; mais comme ia plupart de ces fautes sont corrigées , et que d'ailleurs elles ne sont pas de grande importance , il prie le Lecteur de les lui pardonner.

On a omis dans cette Edition le Calendrier des Jar- diniers , qui se trouve dans la plupart des Editions précédentes : plusieurs de celles-là ayant été imprimées iJi-octavo , il est à présumer que toutes les personnes qui ont du goût pour l'amusement innocent du jardi- nage en ont été pourvues ; d'ailleurs , en ajoutant quelque chose à cet Ouvrage , il aiiroit été trop enflé , et l'Auteur auroit souhaité , au contraire , pouvoir l'abréger davantage. Il s'est conduit en cela d'après l'avis de plusieurs de ses amis qui lui ont fait observer que peu de personnes aimeroient à parcourir un si gros Volume pour y trouver les Articles qu'elles pourroient avoir dans un Volume portatif.

Quoique , dans l'Edition précédente , l'Auteur ait adopté et suivi , autant qu'il a été possible , le Sys- tème de LiNNÉE, alors en vogue parmi les Botanistes il n'a pu néanmoins s'y conformer dans tous les Arti- cles , parce que ce Dictionnaire contenoit un grand nombre de plantes qu'on ne trouvoit point dans les Ouvrages de Linnée , et dont la plupart avoient été décrites par Tournefort ; mais depuis , ce savant Professeur ayant fait de grandes additions à ses Ouvrages,

^.xiv PREFACE.

qui sont généralement consultés et suivis pour la dé- nomination des plantes , l'Auteur a appliqué sa mé- thode entière à cette nouvelle Edition , excepté cependant pour les plantes que le Docteur Linnée n'avoit pas ' eu occasion de voir croître , et qu'il a rano-ées, sans le savoir, dans des classes impropres : telle est, par exemple , Xllex ou Agrl-follum , quil a placé dans sa quatrième classe , avec les plantes dont les fleurs ont quatre étamines et quatre stigmats; tandis que cette espèce a des fleurs mâles et femelles , dis- posées séparément sur difterens pieds : tel est encore le Laurus , qui se trouve dans sa neuvième classe , dont toutes les plantes ont des fleurs pourvues de neuf étamines et d'un stigmat , et qui pourroit être égale- ment rangé dans sa vingt-deuxième classe , parce que toutes les espèces de ce genre ont des fleurs mâles et femelles sur différentes plantes. On en a fait l'observa- tion , ainsi que de quelques-autres changemens que l'Au- teur a jugé à propos de faire au Système de Linnée dans le cours de l'Ouvrage , et dont il a donné les raisons qui seront , à ce qu'il espère , approuvées du Public, --.-. ::^ rv.:.: >- .. ■■ / '

On a omis aussi exprès dans cette Edition plusieurs plantes , tant celles qui , croissant naturellement en Angleterre , sont rarement cultivées dans nos jardins , que celles qui , ne formant point d'espèces particulières,

ne

PRÉFACE, XXV

ne sont que des variétés accidentelles obtenues des se- mences ; du nombre de ces dernières sont la plupart des plantes à fleurs doubles , dont l'énumération aurait énormément grossi cet Ouvrage : on a néanmoins parlé de presque toutes ces variétés , en les nommant sim- plement à leur place , afin d'instruire le Lecteur des diiïerences qui les distinguent. Quant aux fi-uits et aux plantes alimentaires , dont la plupart et presque tou- jours les plus belles espèces ont été obtenues par la culture, on en a amplement parlé sous leur propre genre. L'Auteur a tait sur cet article une longue suite d'ob- servations , et s'y est entièrement appliqué pendant plus de cinquante années : tant de Botanistes ont fait le dénombrement d'un grand nombre de variétés , comme étant autant d'espèces distinctes , que la Bota- nique s'en est trouvée fort embrouillée , tandis que d'autres Ecrivains plus modernes ont donné dans l'extré- mité contraire , et ont retranché presque toutes les es-oQces ; de sorte que ce seroit un grand service à rendre à cette Science , que d'assigner la difference spécifique des Plantes ; résultat qu'on ne peut obtenir que par une longue expérience de leur culture ; et en observant surtout les variétés qui proviennent des mêmes semences , ainsi que les diflérences occasion- nées par la diversité des sols et des expositions : dif- férences qui sont souvent si considérables qu'elles

d

^xvj PRÉFACE.

confondent les idées des meilleurs juges dans cette matière. Il y a aussi plusieurs autres variétés qui sont produites par la proximité de deux plantes , dont l'une est fécondée par les émanations de la poussière sémi- nale de l'autre , et qui participent par conséquent aux deux natures ; mais ces sortes de variétés hybridines produisent rarem.ent des semences , et leur altération ne se perpétue point. -

EXPLICATION

Des noms d'Auteurs et des Ouvrages cités en abbreviation dans

ce Dictionnaire.

Jm c t. Phil. Transactions Plùlosophiques de la Société Royale. Act. Reg. Se. Mémoires de l'Académie Royale des Sciences de

Paris. Aldin. Description de quelques Plantes rares qui ont été cultivées

dans les jardins Pharnésiens de Rome , par Tobie Aldinus ,

imprimée à Rome en lô'i^ , in-ïoWo. Alpin. JEgyp. Prosper. L'Histoire Naturelle d'Egypte , d'ALPiNUS ,

en deux parties , réimprimée in-^. à Leyde , en 175 5". Alpin. Exot. Prosper Alpinus , des Plantes exotiques , en deux

livres, impi'imés in-^". à Venise , en i6j6. Amman. Char. Les Caractères des Plantes de Paul Amman , imprimés

in- 12. Amman. Hort. La Description des Plantes du Jardin de Bosius , par

Paul Amman , in-^". Amman. Joan. Histoire des Plantes de Russie , par Jean Amman i>

imprimée à Pétersbourg , in-^°. , en 173p. Banister. Catalogue des Plantes observées en Virginie , par Jeak

Banister , imprimé dans l'Histoire des Plantes de Ray. Barrel. Icon. L'Histoire et Figures des Plantes de Jacob Barrelier,

qu'il a observées en France , en Espagne et en Italie , imprimée à

Paris en 1714. , in-kWo. Bocc. Rar, Figures et Description des Plantes rares , observées par

Paul Boccon , en Sicile , etc. imprimées à Oxford , en iCj^^ ,

in-^°. Bocc. Mus. Musium des Plantes rares de Paul Boccon , imprimé

en langue Italienne , en deux parties , à Venise , en 1 6^j ,

o

in-^ ,

xxviij E X P L I C 'A T I O N.

Boerh. Ind. Un Index des Plantes du Jardin de Médecine à Leyde , par leDocteuv Herman Boerhaa ve, imprimé à Leyde en 1 7 1 5?, i«-4*'.

Breyn. Cent. I. La premiere Centurie des Plantes Exotiques , pat Jacques Ef.eynius , imprimée à Dantzik en i6-jS , in-iolïo.

Brejn. Prod. I. II. Le premier et second Prodomus de la Collec- tion des Plantes , par Jacques Breynius ; le premier a été im- - 'primé en 1680; le second en 16851, à Dantzik , in-^". Tous deux réimprimés à Dantzik, par son fils Jean Philippe Ekeynius, en 1758. - ::

Bunnan. Dec. Décurie des Plantes rares de l'Afrique, in-^"., à Ams- terdam en 1738.

Burman. Thés. Trésor des Plantes de Zé) lan , par Jean Burman , in-/^°. Amsterdam 1737-

Buxbaun. Cent. I et II. Premiere Centurie de Jean Christian Eux- BAUN , à Pétersbourg , 1728 ; la seconde ca i'J2$; toutes deux

o

C.xsdlj'. André Cisalpin sur des Plantes, à Florence I5'83 , in-^°.. Camer. Hon. Jardin des Plantes de Joachim Camerarius , in-^". ,

Francfort , lySS. Cdtesb. Hist. Histoire Naturelle de la Caroline , de la Floride et des

Isles de Bahama , par Marc Catesey , en deux gros i/2-folio ,

avec des Planches, Londres en plusieurs années. C. B. P. Pinax ou Théâtre des Plantes de Gaspard Bauhinus , à

Basle 1671 , /'/z-4°. : - -'-/■:

C. B. Prod. Prodomus des Théâtres de Plantes de Gaspard Bauhin,

Basle 167 1 , in-^°. ..',''/;.■;■ .

Clus. Hist. Histoire des Plantes rares par Charles Clusius, à Anvers

160^ , i«-folio. Clus. Exot. Exotiques de Charles Clusius , en dix livres, à Anvers

1601 , i/i- folio. Column. Ecphr. Ecphrasis de Fabius CoLUMNA , en deux parties;^

réimprimé à Rome en 1616 ^ i/z-^°.

EXPLICATION. xxix

Commet. Rar. Descriptions et Figures des Plantes n^res et exotiques dans les jardins d'Amsterdam, par Gaspard Commelin , à Le\dc, ijoô , in-^°.

Commel. Prael. Prélude de la Botanique par Gaspard G«mmelin , à, Leyde 1703 , in-j^°.

Corn. L'Histoire des Plantes du Canada de Jacques Cornatus, Paris i6'35' , in-^°.

Dale. Pharmacologie de Samuel Dale, deux volumes in-^". à Lon- dres 1710 , et rLimprimcs un volume in-^°. à Londres en 173 j.

Dale. Dhom. Observations sur plusieurs nouvelles Plantes par Thomas Dale , qu'il a découvertes en Amérique , Manuscrit.

Dalech. Hist. Histoire générale des Plantes par Jacob Dalechaj.ip , à Lyon i j'87 , en deux Volumes /Vz-folio.

Dillen. Cat. Catalogue des Plantes qui croissent naturellement aux en- virons de Gissam , en Allemagne , par Jean Jacob Dillenius , , à Francfort 1715) , in-'è°.

Dod. Pempt. Les six Pemptades de Dodon.î;us , à Anvers 1616 , i/î-folio.

Dodart. Les Commentaires de l'Histoire des Plantes par Dodart , Paris 1676, i/z-fûlio.

ElckK,, Index des Plantes du Jardin de Caroisruhan , par Elchf.odt, en trois parties , in-8°.

Ferrar. Fl. Cuit. La Culture des Fleurs par Jzan Baptiste Ferka- Rius , Rome x6^^ , in-^°.

Feuille. Observations Physiques , ]\Iathématiques et Botaniques , faites dans l'Amérique Méridionale , par Louis Feuille , trois volumes in-^" , Paris; les 1". et 2*^. volumes en 17 14, et le 3^. en 1725'.

Flor. Virg. Flor. Virginia ou Récit des Plantes découvertes en Vir- ginie , par Jean Clayton, Ecuyer; publié par Frédéric Gro- NOVius , à Leyde , en deux parties , in-S°. , en 173p.

Flvr. Lugd. Flora Lugdunc-Batava , ou Catalogue de plantes rares des Jardins de Leyde , f/z-8°. , à Leyde 16^^,

XXX ' EXPLICATION.

Fior. Zeyl. Flora Zeylanica , ou Catalogue des Plantes recueillies par Paul Herman, dans l'Isle de Zéylan , depuis 1670 jusqu'en 1677 , Amsterdam , en 174.S , par le Docteur Linnée.

Carldd. Histoire des Plantes croissant aux environs d'Aix en Provence, par Pierre Garidel , Paris 1719 , i«-folio.

Gcr. Emac. Histoire des Plantes de Gérard, améliorée par Thomas" Johnson, Londres 1635 , iw-folio.

Grew. Anatomic des Plantes par Nehemie Grew, Londres 16^2. i/z-folio.

Hort. Chah. Catalogue des Plantes du Jardin de Chelsea , par M. Isaac Rand , F. R. S. Londres 1735P, i«-8°.

Hort. Amst. L'Histoire des Plantes rares qui ont été dans les Jardins Botaniques d'Amsterdam , par Gaspard et Jean CommeliNj en deux Volumes i/2-foiio , Amsterdam lô^'j et 1701.

H. Beaum. Catalogue des Plantes Exotiques qui ont été dar.s les Jar- dins de M. Van Beaumont, en Hollande j la Haye 165)0,

Hort. Elth. Hortus Elthamensis , ou Description des Plantes rares croissant dans le Jardin d'Elthame par Jean Jacques Dillenius, en deux Volume //z-folio , avec Figures , Londres 1732.

Hort. Mal. Les PiajVies qui croissent naturellement à Malabarre , figurées et décrites par Henri Rheede Van Draa Kenstain , en 12 Volumes i/2-folio , à Amsterdam depuis 16^75) jusqu'en 1703.