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HARVARD UNIVERSITY.

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LIBRARY

OF THE MUSEUM OF COMPARATIVE ZOOLOGY.

GIFT OF

ALEXANDER AGASSIZ.

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^,

COMPTES RENDUS

HEBDOMADAIRES

DES SÉANCES

DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES,

PARIS. IMI'RIMKIIIK (JAIITIIIEB-VILLAHS, «UAl UES GBANDS-AUGIISTINS, ."iS.

COMPTES RENDUS

HEBDOMADAIRES

DES SÉANCES

DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES

PUBLIÉS,

CONFORMÉMENT A UNE DÉCISION DE L'ACADÉMIE

EN DATE DU 13 JUILLET 1835.

PAR MM. LES SECRÉTAIRES PERPÉTUELS.

TOME CENT QUARANTE-SIXIEME.

JANVIER JUIN 1908.

PARIS,

GAUTHIER-VILLARS, IMPRIMEUR-LIBRAIRE

DES COMPTES RENDUS DES SÉANCES DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES,

Quai des Grands-Augustins, 55.

1908

19(IH

PREMIEll SEUIESTRE.

COMPTES RENDUS

HEBDOMADMKES

DKS SÉANCES

DK L'ACADEMIE DES SCIENCES

PAR MM. LES SBCRËTAIRES PERPÉTUELS.

TOME CXLVI.

iT4 (6 Janvier 1908)

^i^i

PAlilS,

GAUTHIKR-VILLARS, IMPRIMEUR-LIBRAIRE DES COMPTES RENDUS DES SÉANCES DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES,

Quai des Grands-Augustins, 3S.

1908

RÈGLEMENT HELATÏF ALI COMPTES RENDUS

ADOrrÉ DANS I.lvS SÉANCES DES 33 fUlN 18G2 ET 2 '| MAI iS"t

Les Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie se composent des extraits des travaux de ses Membres et de l'analyse des Mémoires ou Notes présentés par des savants étrangers à TAcatlémie.

Chaque cahier ou numéro des Comptes rmdus a '(H pages ou 6 feuilles en moyenne.

->,(') numéros composent un volume.

Il y a deux volumes par année.

Article I". Impression des travaux de r Académie .

Les extraits des Mémoires présentés par un Membre oupariinAssociéétrangerderAcadémie comprennent

au plus 6 pages |>ar numéro.

Un Membre de l'Académie ne peut donner aux Comptes rendus plus de ^o pages par année.

Toute Note manuscrite d'un Membre de l'Aca- démie ou d'une personne étrangère ne pourra pa- raître dans le Compte rendu de la semaine que si elle a été remise le jour même de la séance.

Les Rapports ordinaires sont soumis à la même limite que les Mémoires; mais ils ne sont pas com- pris dans les "ïo pages accordées à chaque Membre. Les Rapports et Instructions demandés par le (iou- vernement sont imprimés en entier.

Les extraits des Mémoires lus ou communiqués par les Correspondants de l'Académie comprennent au plus 4 pages par numéro.

Un Correspondant de l'Académie ne peut dotmer plus de 3-'. pages par année.

Les Comptes rendus ne reprodnisenl pas les dis- cussions verbales qui s'élèvent dans le sein de l'Aca- démie; cependant, si les Membies qui y ont pris part désirent ([u'il en soit fait inenlion, ils doivent rédiger, séance tenante, des Notes sommaires, dont ils donnent lecture à l'Académie avant de les re- mettre au Bnreau. L'impression de ces Notes ne préjudicie en rien aux droits qu'ont Ces Membres de lire, dans les séances suivantes, des Notes ou Mé- moires sur l'objet de leur discussion.

Les Programmes des prix proposés par l'Académie sont imprimés dans les Comptes rendus, mais les

Rapports relatifs aux prix décernés ne le sont qu'au- tant que l'Académie l'aura décidé.

Les Notices ou Discours prononcés en séance pu- blique ne font pas partie des Comptes rendus.

Article 2. Impression des travaux des Savants étrangers à l' Académie.

Les Mémoires lus ou présentés par des personi : qui ne sont pas Membres on Correspondants de l' Aca- démie peuvent être l'objet d'une analyse ou d'im 1 1 - sumé qui ne dépasse pas 3 pages.

Les Membres qui présentent ces Mémoires so ' tenus de les léduire au nombre de pages recpiis. ,>• Membic qui fait la présentation est toujours nomnii ; mais les Secrétaires ont le droit de réduire cet extrait autant qu'ils le jugent convenable, comme ils le loiii pour les articles ordinaires de la correspondance olli cielle de l'Académie.

Ariicle 3.

Le bon à tirer de chaque Membre doit être reiri- à l'Imprimerie le mercredi au soir, ou, au plus tar>!, le jeudi à 10 heures du malin ; faute d'être remis à temps, le titre seul du Mémoire est inséré dans ^ Compte rendu actuel, et l'extrait est renvoyé u Compte rendu suivant et mis à la lin du cahier.

Articlk 4. Planches et tirage à part.

Les Comptes rendus ne contiennent ni planch ni figures.

Dans le cas exceptionnel des figures seraient, autorisées, l'espace occupé par ces figures comptera pour l'étendue réglementaire.

Le tirage à part des articles est aux frais des un leurs; il n'y a d'exception que pour les Rapports ' les Instructions demandés par le Go ivernement.

Article 5.

Tous les six mois, la Commission administrai fait un Rapport sur la situation des Comptes rendue après l'impression de chaque volume.

Les Secrétaires sont chargés de l'exécution du pi sent Règlement.

Les Savants étraagers à rAcadémie qui désirent faire présenter leurs Mémoires par MM. les Sacrétaires perpétuels sont priés de déposer au Secrétariat au plus tard le Samedi aui précède la séance, avant 5". Autrement la présentation sera remise à la séance suivain

ÉTAT DR L'ACADÉMIE DES SCIENCES

Al i" JANVIER 1908.

SCIEIVCES MATHEMATIQUES Section I'*. Géométrie.

Messieurs;

Jordan (Marie-Ennemond-Cainille) (o. *). PoiNCARÉ (Jules-Henri) (c. *). Picard (Charles-Emile) (o. «). Appell (Paul-Emile) (c. !*). I'ainlevé (Paul) *. HuMBERT (Marie-Georges) *.

Section II. Mécanique.

Levy (Maurice) (c. ft).

BoussiNESQ (Valen lin-Joseph) (o. *).

Deprez (Marcel) (o. «).

LÉAUTÉ (Henry) (o. *■).

Sebert (Hippolyle) (c. «).

Vieille (Paul-Marie-Eugène) (o. ft).

Section III. Astronomie.

WoLF (Cliarles-Joseph-Étienne) (0. *). Radau (Jean-Charles-Rodolphp) ft. Deslandres (Henri-Aloxandre) #. Bigourdan (Guillaume) «.

N

N

Section IY. Géographie et Navigation.

Bouquet de la Grye (Jean-Jarrfues-Anatole) (c. ft).

Grajvdidier (Alfred) (o. *).

Bassot (Jean-Léon-Antoine) (c. *).

GUYOU (Emile) (c. *').

Hatt (Philippe-Eugène) (o. *j.

Bertin (Louis-Emile) (c. *).

ACADEMIE DES SCIENCES.

Section V. Physique générale.

Messieurs :

Mascart (Éleuthère-F^lie-Nicolas) (g. o. *).

LiPPMANN (Gabriel) (c. *).

Becquerel (AiUoine-IIenri) (o. «).

ViOLLE (Louis-Jules-(iabriel) (o. ft).

Amagat (Émile-Hilaire) ft.

Gernez (Désiré-Jean-Baptiste) (o. *).

SCIENCES PHYSIQUES.

Section VI. Chimie.

Troost (Louis-Joseph) (c. *).

Gautier (Émile-Justin-Armand) (o. *).

Ditte (Alfred) (o. *).

Lemoine (Georges) (o. *).

Haller (Albin) (o. *).

Le Chatelier (Henry-Louis) *.

Section YII. Minéralogie.

Gaudry (Jean-Albert) (c. *). Lévy (Auguste-Michel) (o. «). Lacroix (François-Antoine-Alfred) *. Barrois (Charles-Eugène) (o. *). DouviLLÉ (Joseph-Henri-Ferdinand) (o. *). Wallerant (Frédéric).

Sectio.v VIII, Botanique.

Van Tieghem (Philippo-Édouard-Léon) (o. *). Bornet (Jean-Baplistc-Kdouard) (o. *). Guignard (Jean-Louis- Léon) (o. *). Bonnier (Gaston-Eugène-Marie) (*). Priijjeux (Édouard-Ernest) (o. *). Zeiller (Charles-René) (o. *).

ÉTAT DE l'académie AU l" JANVIER 1908.

SectioxN IX. Économie rurale.

Messieurs :

SCHLŒSING (Jean-Jacques-ThéopliUe) (c. ^). Chauveau (Jean-Baptiste-Augusle) (g. O. *). MuNTZ (Charles-Achille) (o. «;). Roux (Pierre-Paul-Émile) (c. *). ScHLŒSiNG (Alphonse-Théophile) *. Maquenne (Léon-Gervais-Marie) *.

Skciion X. Analonne el Zoologie.

Ranvier (Louis-Antoine) (o. *). Perrier (Jean-Octave-Edmond) (o. *). Chatin (Joannès-Charles-Melchior) «. GlARD (Alfrcd-Malhicu) *. Delage (Marie- Yves) *. Bouvier (Louis-Eugène) *.

SiiCTioN XI. Médecine el Chirurgie.

Bouchard (Charles-.Iacques) (g. o. «). GuYON (.fean-Casiniir-Félix) (c. *). Arsonvàl (Arsène d') (C. « ). Lannei.ongue (Odilon-Marc) (c. *). I^AVERAN (Charles-Louis-Alphonse) (o. *). DastrI' (Alhert-Jules-Frank) (o. *).

SECRETAIRES PERPETUELS.

Darboux (.Tean-Gaston) (c. «), pour les Sciences mathéma- tiques.

[^APPARENT ( Alhcrt-Augusle de) («), pour les Sciences phy- siques.

ACADEMIE DES SCIENCES.

ACADÉMIClEiWS LllîKES.

Messieurs :

Freycinet (Cliiuk's-I.ouis de Saulses de) (o. «).

Hatonde la Goupillière. (Julien-Napoléon) (g. o. «).

Cailletet (Louis-Paul) (o. * ).

Carnot (Marie-Adolphe) (c. *).

ROUCHÉ (Eugène) (o. *).

Picard (Alfred-Maurice) (g. c. w).

Labbé (Léon) (c. *).

BoNAPAUTK (Le prince Roland).

Tannery (Jules) (o. *).

Carpentier (Jules-Adrien) (c. *;.

ASSOCIÉS ÉTRANGERS.

Lister ^^Lordj, à Londres.

Newcomb (Simon) (c. s), à Washington.

SuESS (Edouard), à Vienne.

HoOKER (Sir Joseph-Dalton), à Kevv.

SCHIAPAHELLI (.(cau-Virginius), à Milan.

KoCH (Robert), à Berlin.

Agassiz (Alexandre) (o. ^■), à (^anil)ridge ( Vlassacluisetts).

N

CORRESPONDANTS.

SCIENCES MATHÉMATIQUES.

Section I'". Géométrie (lo).

SCHWARZ (Hermann-Araandus), à Griinewald, près Berlin. Klein (Félix), à Gœttingue.

MérAY (Ilugues-Charlcs-Robert) (o. »), à Dijon. Zeuthen (Hieronymus-Georg), à Copenhague. Mittag-Leffler (Magnus-Guslaf) (o. *), à Stockholm.

ÉTAT DE [/académie AU l""' JANVll'K 1()(),S. Messieurs :

Dedkkind ('.luliiis-Willielin-Hichard), à Brunswick.

NŒTHER(Max), à Erlangeu.

Volterra ( Vito), à Rome.

GuiCHARD ( (Jaiide), à ( lli'iinonl-l'riiainl.

G0RDAN(Paul ), à l".rlai)i;cii.

Section II. Mécanique (lo).

Considère (Armand-Gabriel) (o. w), à Quimpr-r.

Amsler (Jacolj ), à ScliafTIiouse.

Valijkh (Frédéric-Marie-Iùn manuel) (o. * ), à \ crsaiile.-

Dwelshauvichs-Dery ( Vicior-Aui^iiste-Ernesl j ït, à Lié^

Bazin (Henry-Emile) (o. *), à Clienôve (Cùl( -d'Or).

DuHEM (Pierre), à Bordeaux.

Zeuner (Gustav-Anton), à Dresde.

HoFF (Jacul)us-Henrieus Van't ) *, à Berlin.

VYiTZ (Marie-Joseph-Aimé), à Lille.

N

Section IIÏ. Astronomie (i6).

Lockyer (Sir Joseph-Norman), à Londres.

HUGGINS (Sir William), à Londres.

Stephan (Jean-Marie-Edouard) (o. s;), à Marseille.

AuWERS (Arthur), à Berlin.

Backlund (Oskar), à Poulkova.

GlLL (Sir David) (o. *), à Londres.

Bakhuyzen (Van de Sande), à Leyde.

Christie (William-Henry), à Greenwich (Angleterre).

André (Charles-Louis-François) *, à l'Observatoire de I^yon.

Baillaud ( Edouard-Benjamin) (o. * ), à l'Observatoire de Toulouse.

HiLL (Georges-William), à West-Nyack.

Weiss (Edmund ) (o. *), à l'Observatoire de Vienne.

PlGKERiNG (Edward-Charles), à Cambridge (Massachusetts).

N

N

N

C. R., 1908, I" Semestre. (T. CXLVI, 1.) 2

lO ACADÉMIE DES SCIENCES.

Section IV. Géographie et Navigation (lo).

Messieurs :

Teffé (le baron de), à Rio-de-Janeiro.

Grimaldi (Alberl-Hoiioré-Charles)(G. c. *), prince souverain de

Monaco, à Monaco. Nansen (Fridtjof) (c. *), à Bergen (Norvège). Helmert (Frédéric-Robert), à Polsdam. Colin (le R. P. Édouard-Élie), à Tananarive. Gallieni (Joseph-Simon) (g. o. «), à Saint-Raphaël (Var). Davidson (George), à San-Francisco. Darwin (Sir George), à Cambridge. Brassey (Thomas, Lord) (c. ^), à Londres. N

Section V. Physique générale (lo).

Rayleigh (John-William Strutt, Lord) (o. *), à Essex.

Blondlot (René-Prosper) *, à Nancy.

HiTTORF (Wilhem), à Munster (Prusse).

Van der Waals (Johannes-Diderik), à Amsterdam.

Michelson (Albert-A.), à Chicago.

GouY (Georges-Louis), à Lyon.

Benoit (Justin-Miranda-René) *, à Sèvres.

Lorentz (Hendrik-Antoon), à Leyde.

Crookes (Sir William), à Londres.

N

SCIENCES PHYSIQUES.

Section VI. Chimie (lo).

Lecoq de Boisbaudran (Paul-Émile dit François) *, à Cognac.

Baeyer (Adolf von), à Munich.

RoscoË (Sir Henry-Enfield) (o. *), à Londres.

Cannizzaro (Stanislas) (o. *), à Rome.

Ramsay (Sir William) (o. *), à Londres.

Fischer (Emil), à Berlin.

ÉTAT DE l'académie AU !«'■ JANVIER 1908. n

Messieurs :

Sabatier (Paul), à Toulouse.

FORCRAND (Hippolyte-Kobert de), à Montpellier.

Henry (Louis), à Louvain.

N

Section YII. Minéralogie (10).

Gosselet (Jules-Auguste-Alexandi.') (o. *), à Lille.

Geikie (Sir Archibald), à Londres.

TscHERMAK (Gustav), à Vienne.

Depéret (Charles-Jean-Julien) «, à Lyon.

ROSENBUSCH (Harry), à]Heidelberg.

Peron (Pierre-Alphonse) (c. *), à Auxerre.

OEhlert (Daniel) *, à Laval.

Brôgger (Wlademar-Christofer;, à Christiania.

Heim (Albert), à Zurich.

N

Section VIII. Botanique {10).

Clos (Dominique) *, à Toulouse.

Grand'Eury (François-Cyrille) *, à Saint-Etienne,

Treub (Melchior) *, à Buitenzorg, près Batavia (Java).

Schwendener (Simon), à Berlin.

Pfeffer (Wilhelm-Friedrich-Philipp), à Leipzig.

Sthasburger (Edouard), à Bonn.

Warming (Johannes-Eugcnius-Beiiow), à Copenhague.

Flahault (Chailes-Henri-Marie) *, à Montpellier.

Bertrand (Charles-Eugène) *, à Lille.

N

Section IX. Économie rurale (10).

Houzeau (Auguste) (o. «), à Rouen. Arloing (Saturnin) (c. it),k Lyon. Pagnoul (Aimé), à Arras. Gayon (Léonard-Ulysse) (o. «), à Bordeaux. Kuehn(JuHus), à Halle.

ACADKMIE DES SCIENCES.

Messieurs ;

WiXOGRADSKi (Serine I. il Sailli- 1 'l'hTsIioii lii. "^'ermoeoff (Alexis) (c. *), à Sainl-l'i''tcrsl)()i]ri;-. Tisserand (Lonis-FAif^Ane) (g. o. s), à Ynurrcsson. Fliche (l^aiil ) *. à \ancv. Heckel (Kdoiiaid-Marie ) (o. w), à Marseille.

Sectiox X. Anatomie et Zoologie (m).

FabiîE (.leau-Hciui) *, à Sérignaii (Vaucluse).

Sabatier (Armand) (o. *), à Montpellier.

Retzius (Giislave), à Stockholm.

Bergh (J^iKhvig-Fuidolph-Sopluis), à ( lopeiiluigu''.

Lankester (Edwin-Ray), à Londres.

I^ORTET (Louis) (o. *), à Lyon.

AIaupas (Finile-François), à Alger.

^ AN Beneden (l'^Iouard), à Liège.

Metchnikoff (Flie) (o. ft), à Sèvres.

W aldi:yer (Heiiri-Guillaume-Godefroi), à lierliii.

Seotiox XI. Médecine el Chirurgie (lo).

LÉPlNE (Jacques-Raphaël) (o. s), à Lyon.

ICxgeLMANN (Théodor-Wilhehii I, à IJerlin.

J^EYDEN (Frnest von), à Berlin.

Mosso (Angelo), à Turin.

Zambaco (Démélrius-Alexandre) (O. *), à Constantinople.

CzERNY (Vincent-Joseph), à Heildelberg.

Baccelli (Guido). à Home.

Calmette (Lèoii-Chailes-Albert ) (O. «■), à Lille.

N !

N

COMPTES RENDUS

DES SÉANCES

DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES

SÉANCE DU LUNDI (> .lANVIEH 190«.

PRÉSIDENCE DK M. Hkmu BECQUEREL.

M. A. Chauveau, Président sorlanl, l'ail connaître à rAcadémie l'état se trouve l'impression des Recueils ([u'cUo publie el les changements survenus parmi les Membres et les Correspondants pendant le cours de l'année 1907.

État de l'impression des Recueils de V Académie au i" jamier 1908.

Volumes publiés.

Comptes irrulus des séances de l' Académie. Le Tome CXLII (i^'' se- mestre 190G) el le Tome CXLIIl (2'' semestre 1906) ont paru avec leurs Tables.

Les numéros de Tannée 1907 ont été mis en distribution, chaque semaine, avec la régularité habituelle.

Volumes en cours de publication.

Mémoires de l'Académie. Tome L, Mémoire 1. Ce Mémoire, ayant pour titre : Théorie approchée de l'écoulemenl de l'eau sur un déi'ersoir à mince paroi, par M. T. Boussinesq, est terminé. Mémoire n" 2. Ce Mémoire posthume de M. Marcel Beitraud a pour titre : Mémoire .sur les

l4 ACADÉMIE DES SCIENCES.

refoulements qui ont plissé l'écorce terrestre et sur le rôle des déplacements

horizontaux ; les vingt premiers placards ont été lires.

Mémoires des Savants étrangers. Tome XXXIII. Les Mémoires n°" 1, 2 et 3 sont imprimés; le Mémoire n" 4, dont le manuscrit est déposé, est un travail, couronné par TAcadcmie, de M. Hadamard, sur la question qui avait été mise au concours pour le prix Vaillant de 1907.

Changements survenus parmi les Membres depuis le \" janvier 1907.

Membres décédés.

Section d'Astronomie : M. Lœwv. le i5 octobre; M. Janssex, le 23 dé- cembre.

Section de Chimie : M. Moissan, le 20 février.

Section de Minéralogie : M. Mar«;el Beutraxd, le l'i février.

Secrétaire perpétuel : M. Berthelot, le 18 mars.

Académicien libre : M. Lavs.sedat, le 19 mars.

Associé étranger : Lord Kelvix, à Glasgovs', le 17 décembre.

Membres élus.

Section de Chimie : M. Le Chatelier, le (3 mai, en remplacement de M. Moissan, décédé.

Section de Minéralogie : M. Douvillé, le 29 avril, en remplacement de M. Marcel Bertrand, décédé; M. Wallerant, le 11 novembre, en rempla- cement de M. de Lapparenl, élu Secrétaire perpétuel pour les Sciences phy- siques.

Secrétaire perpétuel : M. de Lapparent, le t3 mai, en remplacement de M. Berthelot, décédé.

Académiciens libres : le Prince Koland Bonaparte, le 4 février, en rempla- cement de M. Bischoffsheim, décédé; M. Jixes Tannery, le 11 mars, en remplacement de M. Brouardel, décédé; M. Carpextier, le i3 mai, en remplacement de M. Laussedal, décédé.

Membres à remplacer.

Section d'Astronomie : M. Lœwy, décédé; M. Jaxssex, décédé. Associé étranger : Lord Kelvin, décédé.

SÉANCE DU 6 JANVIER 1908. l5

Chans^ements survenus parmi les Correspondants depuis le i" janvier 1907.

Correspondants décédés.

Section d' Astronomie : M. Trépied, à Alger, le 10 juin; M. Vogel, à Potsdam, le i3 août; M. Asaph Hall, à Annapolis, le 22 novembre. Section de Physique : M. Crova, à Montpellier, le 21 juin. Section de Chimie : M. Mendeleef, à Saint-Pétersbourg, le 2 février. Section de Minéralogie : M. Carl Kleix, à Berlin, le 23 juin. Section de Botanique : M.Maxwell-Tyi.den Masters, à Ealing, le 29 mai. Section de Médecine et Chirurgie : M. Hergott, à Nancy, le 4 mars.

Correspondants élus.

Section de Mécanique : M. Aimé Witz, à Lille, le- 15 avril, en remplace- ment de M. Boltzmann, décédé.

Section d' Astronomie : M. E.-C. Pickering, à Cambridge (Massachusetts), le 29 juillet, en remplacement de M. Rayet, décédé.

Section de Géographie et Navigation : Sir Cjeorge Darwin, à Cambridge, le 23 décembre, en remplacement de M. Bienaymê, décédé ; Lord Brassey, à Londres, le 3o décembre, en remplacement de M. Oudemans, décédé.

Section d'Économie rurale : M. Heckel, à Marseille, le 11 novembre, en remplacement de M. Laurent, décédé.

Correspondants à remplacer.

Section de Mécanique : M. Sire, à Besançon, décédé le 12 septembre 1906,

Section d'Astronomie : M. Trépied, à Alger, décédé le 10 juin 1907; M. Vogel, à Potsdam, décédé le i3 août 1907; M. Asaph Hall, à Anna- polis, décédé le 22 novembre 1907.'

Section de Géographie et Navigation : M. Augustin Normand, au Havre, décédé le 21 décembre 1906.

Section de Physique : M. Crova, à Montpellier, décédé le 21 juin 1907.

Section de Chimie : M. 3Iendeleef, à Saint-Pétersbourg, décédé le 2 février 1907.

Section de Minéralogie : M. Carl Klein, à Berlin, décédé le 23 juin 1907.

Section de Botanique : M. Maxwell-Tvlden Masters, à Ealing, le 29 mai 1907.

Section de Médecine et Chirurgie : Sir Burdon Sandersosi, à Oxford, décédé en 1900; M. Hergott, à Nancy, décédé le 4 mars 1907.

l6 ACADÉMIE DES SCIENCES.

RAPPORTS.

Rapport présenté, au nom de la Section de Géographie et Navigation, au sujet d'un vœu émis par la Société de Géographie de Paris, relativement uu-r dépèches inéteorologicpies il' Islande ; par M. IJor«>UET de la Grye.

La Commission centrale de la Société de (irographie de Paris a fait transmettre au Président de l'Académie des Sciences un vœu tendant à l'aire assurer par les Pouvoirs publics l'arrivée téléji'rapliiquc ([uolidiennc en France des dépêches météorologiques de l'Islande et des îles Feroe.

A l'heure actuelle, .tous les Etats de l'Europe reçoivent ces dépêches moyennant un abonnement annuel (jui est descendu à Gooo'"'. l^a b'rance seule emprunte les chiffres donnant la pression barométrique et la tempé- rature en Islande aux publications anglaises, d'où un retard de 24 heures.

Or les météorologistes savent que presque tous les cyclones venant de l'Ouest se sont fait sentir en Islande au moins 24 heures avant de frapper les côtes d'Angleterre et 48 heures avant les nôtres.

Si nous avions une correspondance directe avec l'Islande, l'annonce des coups de vent serait signalée plus tôt, nos Bulletins auraient une valeur supérieure et des sinistres pourraient être évités.

Cette situation n'a pas échappé aux Directeurs du Bureau central météo- rologique, des demandes pressantes ont été faites et, s'il y avait encore quelque hésitation à assurer ce service, un vœu de l'Académie montrerait l'intérêt «ju'elle prend à tout ce qui peut, pour nos marins, diminuer les dangers de la navigation.

L'Académie adopte les conclusions de ce Rapport.

CORRESPOiVDAIVCE.

M. E. Levasseur, Membre de l'Académie des Sciences morales et poli- tiques, Administrateur du Collège de France, fait hommage à l'Académie d'une Notice sur Marcelin Berthelot.

SÉANCE DU 6 JANVIER I908. 17

M. le Secrétaire perpétuei. annonce à rAcadémie le décès de M. Asaph Hall, Correspondanl |)our la Section crAslronomie.

Lord lÎRAssEY, élu Correspondant pour la Section de (iéographie et Navigation, adresse des remerciments à rAcadémie.

M. le Secrétaire perpétuel signale, parmi les pièces imprimées de la Correspondance :

Le 27*= Cahier du Skrvice géogh\phique de l'.\rmée : Topographie d'exploration. (Présenté par M. Bou(piet de la Grye.)

M. E,-E. Bi.AisE adresse des remerciments à l'Académie pour la distinc- tion dont ses travaux ont été l'objet dans la dernière séance publique.

ASTRONOMIE PHYSIQUE. Sur les traris formations de la comète 1907 d. Note de iVl. Er.vest Esclavgo.v, présentée par M. Deslandres.

J'ai l'honneur de présenter dans cette Note un résumé des observations que j'ai pu faire à l'Observatoire de Bordeaux sur la comète Daniel (1907 d) pendant les mois d'août et septembre.

Le ciel s'est montré incomparablemenl beau durant cette période et j'ai pu observer la comète jusqu'au 17 septendjre, alors qu'elle se levait très peu de temps avant 4e Soleil.

En dehors des observations de position, j'ai pu faire une étude très atten- tive des variations qui se sont produites dans la forme de la comète à rap- proche du périliélie ( l\ septembre). Ces variations se sont montrées assez caractéristiques, comme on peut le voii' sur les figures ci-contre.

Les observations ont été faites par l'œil au grand équatorial de l'Obser- vatoire (o",38) avec un grossissement de i4o fois.

Le 3i juillet, on pouvait dislinguer trois éléments principaux dans la forme de la comète: i" le noyau, très Ijiillant, d'un diamètre de 8", avec, à l'avant, du côté du Soleil, un éventail d'aigrettes {fig. i) étalé à go"; la tête, nébulosité sensiblement circulaire, de 5' de diamètre environ, entourant le noyau; la nébulosité générale qui comprend les queues.

C. R., 1908, i" Semestre. (T. CXLVl, 1.) >'

l8 ACADÉMIE DES SCIENCES.

A partir du ao août, des modifications considérables se produisent dans la région de

Ki;;. 1. Fii:. ■2.

31 Juillet

20 Août

yvx\T^\'!'■^,m\w.'N^

la tête (/?.;'. 2 et 3). La partie en éventail en contact avec le noyau se modifie entiè- rement. Les bords s'ouvrent de plus en plus et fînissentipar se recourber en arrière;

Fis. 3.

S6Aout

Fis. 4.

30Août

de la matière nébuleuse semble s'en échapper, comme si les particules composant les aigrettes, maintenues priiiiitiveinent en avant par une force ré])idsive émanée du noyau lui-même, cédaient peu à peu à la force répulsive solaire, qui devient de plus en plus considérable. Le 3o août {/ig. 4), ces transformations s'exagèrent, et le 7 sep- tembre {fig. 3),. 3 jours après le passage au périhélie, on ne distingue plus d'ai- grette. Les transformations de la tète ont atteint leur entier développement, qui n'a

Fig. 5.

'1

7 •^■'pteno e

Fis. 6.

•16 ^epf.

SlJuilI.

20 ACADEMIE DES SCIENCES.

lieu ainsi qu'après le passage au périhélie. La partie qui se présenlail le 3i juillet et encore le 20 août sous forme daigrettes est complèteruent désagrégée; la matière qui la composait semble s'être répandue dans la région des queues, elle s'étale en bandes minces et brillantes. Le 16 septembre, la tète de la comète conservait encore cet aspect qui apparaît comme très stable.

En définitive, il semble que la nébulosité constituant primitivement les aigrettes (et, du reste, pouvant provenir du noyau lui-même) a été progressivement refoulée dans la région des queues par l'accroissement de la répulsion solaire, et ceci explique pourquoi, après le passage au périhélie, la comète n'a point repris ses formes primi- tives.

MM. Deslandres et Bernard, à Meudon, 1\L Chrétien, à Nice, ont trouvé que le spectre du noyau difl'érait de celui de la queue. Il serait intéressant de savoir si ce caractère s'est maintenu intégralement après le passage au périhélie. H est clair que, si la matière avoisinant le noyau s'est répandue dans la queue, le spectre de cette dernière a être profondément modifié.

Les queues, elles aussi, ont subi des luodiUcalions de forme imporLantes. Le 4 aoijt, 7 queues se distinguaient aisémeiil ('). Les queues médianes sont les plus longues. Toutes sont sensiblement rectilignes à rexception de l'une d'elles, la plus longue au centre, qui, primitivement rectiligne, se courbe progressivement et présente même le 12 aoi'it un point d'inflexion à 20' de la tête; sur les plaques photographiques, on peut coivipter jusqu'à II queues le 12 août (-).

Le 3i juillet, l'angle des queues extrêmes est de 36° ; le 18 aoiH, il est seu- lement de 23": le faisceau de queues s'est donc resserré. Cela s'explique en admettant que le faisceau de queues était aplati dans le sens du plan de l'orbite de la comète. La Terre est passée dans ce pian le 18 août; le fais- ceau de queues devait donc à ce moment se présenter sous un angle mi- nimum .

ÉLECTRICITÉ. Emploi des flammes comme soupape des courants alternatifs à haute tension . Note de M. André Cathiakd, présentée par M. Lippmann.

Si l'on présente à une flamme ne contenant aucun corps conducteur solide en suspension deux électrodes quelconques, l'une de surface très petite par rapport à l'autre (section d"uu lil ou irune lige) et toutes les deux

(') Voir ma Note Sur la comète 1907 d [Comptes rendus, 19 août 1907). (") Photographie faite à l'Observatoire de Bordeaux le 12 août, par M. Godard, avec une pose de 45 minutes.

SÉANCE DU 6 JANVIER 1908. 21

reliées à une source alternative à haute tension, on constate le passage d'un courant de même sens, allant à travers la flamme de la grande électrode vers la petite.

Le phénomène est très accentué si Ton prend comme petite électrode un conducteur de forme effilée.

Dans ces conditions, il se produit dans la (lamme une sorte d'arc très peu lumineux et dont le point de contact sur la grande électrode, qui est positive, est en mouve aient.

Les expériences ont porté sur plusieurs sortes d'électrodes et de flammes, hydrogène, alcool, gaz d'éclairage, et en particulier sur cette dernière obtenue par un bec Mecker de 3oo' à l'heure, avec électrodes en charbon graphitique. La petite surface était con- stituée par la seclion cylindrique d'une baguette de charbon de 5""" de diamètre. Ten- sions de 2000 à 10000 volts obtenues par un transformateur. Fréquence : ^o périodes par seconde. Distance entre électrodes variant de 5""" à 10"™, dans le même plan ou dans des plans dillérenls perpendiculaires à la flamme.

Si l'on relirait la petite électrode de la flamme, le phénomène restait le même jus- qu'à devenir nul lorsque cette électrode était trop éloignée.

L'intensité moyenne du courant, mesurée par un ampèremètre à cadre mobile, n'a jamais dépassé o,o3 ampère. Au-dessus il y avait formation d'arc brillant avec trans- port de carbone solide, et le phénomène cessait.

Des relevés oscillographiques n'ont pas encore été effectués, mais disons de suite, à titre de renseignement, que le courant était suffisamment de même sens pour permettre l'obtention de dépôts galvaniques.

Enfin, pour une distance d'électrodes donnée, si l'on diminuait la tension, l'intensité du courant diminuait, puis le pliénomène s'inversait. On était alors retombé dans les expériences de Hanckel (').

PHYSIQUE. Contribution à l étude de la formation de certaines pierres pré- cieuses de la famille des Alumirtides. iNote de M. F. Iîokdas, présentée par M. d'Arsonval.

Nous avons signalé dans une de nos précédentes Notes (") que le change- ment de couleur des corindons sous l'inlkicnce du bromure de radium à haute activité ne pouvait être attribué à des phénomènes d'oxydation, puisqtie ces changemcnls de couleur se manifestaient avec au moins autant

(') Verdet, Annales de Chimie et de Physique, 1860, etc.; Moreau, Id., igoS; Seme\ov, /(/., 1904.

(■-) Comptes rendus, 1907, 11" 20.

2 2 ACADÉMIE DES SCIENCES.

de rapidité et d'intensité dans l'azote liquide qu'à la température ordinaire.

Il nous a paru intéressant d'étudier l'action du radium sur les corindons à des températures supérieures à loo".

L'expérience serait assez délicate à réaliser, car le bromure de radium perd rapidement son activité sous Tinfluence de la chaleur, et, comme il faut que le sel de radium soit en contact avec la pierre, le problème paraît donc diffi- cile à résoudre.

Avant de nous aventurer dans cette voie et risquer de détériorer pour un certain temps plusieurs milligrammes de radium à haute activité, nous avons étudié de plus près l'action de la chaleur sur les corindons colorés artificiel- lement par le radium et des corindons jaunes (topaze orientale).

Nous n'avions pas constaté de changements notables de coloration lors de nos premières expériences (' ): les pierres n'avaient été soumises à l'action de la chaleur d'une ilamme d'un jjrùleur Mecker que pendant quelques minutes seulement; en sera-l-il de même si l'on prolonge celte action pen- dant plusieurs heures?

L'expérience consiste à niainlenir un corindon jaune ;i une température de 3oo° pendant un certain temps; on y arrive très aisément en plaçant la pierre dans un bain d'alliage de plomb et d'étain dont la température est maintenue constante à l'aide d'un régulateur Schlœsinj;. La pierre flotte sur le bain; on la recouvre alors d'un morceau de carton d'amiante, afin de l'isoler complètement en la maintenant à la température voulue.

Après 3 heures de chauffage le corindon jaune pâlit, et, au bout de 4 heures, il a re- pris sa transparence et sa coloration primitives.

Cette expérience a été refaite avec des topazes d'Orient, et le résultat a été identique. Une température prolongée de 3oo" fait donc disparaître la couleur jaune des corindons jaunes artificiels, ainsi (pic la coloration des corindons jaunes naturels.

Cette propriété qu'ont certains corindons colorés de revenir à leur cou- leur |irimitive sous l'inlluence de la chaleur peut être utilisée pour repro- duire certaines pierres précieuses, comme le corindon vert ou émeraude d'Orient.

Cette pierre d'une extrême rareté n'est, à notre avis, qu'un corindon bleu ou saphir dont la coloration bleue aurait été exactement neutralisée par du jaune produit par la radioactivité du sol.

Cette hypothèse se vérifie par l'expérience. Si l'on snumet un saphir a l'action du

(') Complet rendus, t. (jXIV, p. 711

SÉANCE DU b JANVIER 1908 23

radium, il passe peu à peu au vert. Mais, comme il est très difficile de doser exacte- ment la quantité de jaune nécessaire pour faire passer la pierre du bleu au vert, il arrive que le plus souvent on dépasse le but, et la pierre prend alors une teinte vert clion peu agréable. Si l'on utilise la propriété qu'ontjles corindons de revenir à leur couleur initiale sous l'inllueuce d'une élévation de température, on peut, avec un peu de pratique, enlever par la chaleur l'excès de couleur jaune (les saphirs comme les rubis ne sont pas, bien entendu, modifiés par la chaleur) et obtenir des corindons d'un l)eau vert, c'est-à-dire l'émeraude d'Orient.

Ces expérience.s semblent donc bien prouver que les topazes d'Orient, par exemple, n'étaient pas colorées au moment de leur formation. Cette coloration jaune a été fort vraisemblablement produite plus tard sous l'in- fluence de la radioactivité du sol.

Nous avions montré que, parmi les radiations émises par le radium, les rayons a devaient être laissés de côté, puisqu'ils ne traversent pas l'enve- loppe en verre du tube contenant le radium ; nous avons fait voir que les rayons X, analogues aux rayons y, agissaient sur les corindons; il nous res- tait à étudier l'action des rayons fi, analogues aux rayons cathodiques.

Nous avons employé, en le modifiant, l'appareil que nous avons décrit

avec M. d'Arsonval (' ) pour produire le vide à l'aide des basses tempé- ratures.

Nous avons supprimé l'ampoule de Crookes qui nous servait de manomètre et nous l'avons remplacée par un tube de verre dont l'anticathode horizonlale est fixée au sommet d'un bouchon en verrejrodé soigneusement après le tube.

(•) Comptes rendus, t. G\L11I, p. 567.

2 4 ACADÉMIE DES SCIENCES.

En se servant d'azote liquide et suivant la technique que nous avons indif|uée, on obtient en peu d'instants un vide suffisant pour produire le bombardement calliodique sur la pierre placée dans la capsule en platine iridié.

Mais, comme l'élévation de température pourrait nuire à l'expérience d'après ce que nous venons de dire plus haut, on peut, soit en déviant le pinceau cathodique avec un aimant, soit en interrompant fréquemment le courant de la bobine, obtenir un bombardement efficace sans élévation de température. On peut aussi introduire la pierre dans le tube de telle façon qu'elle soit protégée par la capsule contre le bom- bardement direct.

L'expérience a montré que les corindons incolores ne passent pas au jaune comme cela a lieu avec les rayons X, d'autre part, que les corindons jaunes conservent leur couleur. Ces faits démontrent que les rayons catho- diques, analogues aux rayons p du radium, sont sans action sur les corindons.

ACOUSTIQUE. Sur les harmoniques d'un corps vibrant. Note de MM. G. SizES et G. Massol, présentée par M. ,]. YioUe.

L'accord de septième mineure harmonique de dominante, celui qui est constitué par les sons 4, 5, 6 et 7 de l'échelle harmonique naturelle, est le plus puissant auxiliaire pour déterminer une tonalité musicale. Cette puis- sance lui vient de la tendance résolutive du son 7 qui oblige la conclusion de cet accord sur celui de tonique.

C'est sa découverte auditive et son emploi par Monteverde au début du xvn^ siècle qui révolutionnèrent la musique d'alors et créèrent l'art musical inoderne, lequel est caractéinsé par l'emploi des harmonies résolutives (').

Nous poserons en principe que la fonction résolutive du son 7 n'existe que lorsque celui-ci est associé avec le son fondamental (-) de l'échelle ou

l'une de ses octaves avec lesquelles il est dans les rapports - , -> y > ■■

(') La démonstration en fut faite par Cornu et Mercadier en iSôg {Comptes ren- dus, t. LXVIII, p. Soi et ^1!^).

(^) Comme il pourrait v avoir amphibologie entre le son fondamental de l'échelle (son i) et le son fondamental des physiciens (qui donne sa hauteur au son complexe), nous proposons d'appeler son prédominant le fondamental des physiciens el de réserver le nom de son fondamental au son i de l'échelle, c'est-à-dire à celui dont la hauteur est un sous-mulliple exact de la hauteur de tous les autres sons partiels.

SÉANCE DU 6 JANVIER I908. 25

Partant de ce principe et nous reportant à noire précédente Note ('), nous sommes amenés à conclure que les rapports liarmoniqnes de la série des sons donnés par le diapason ulf, étudié ne permettent pas de considérer le son le plus grave trouvé, wi_v, comme son fondamental (ou son 1) de l'échelle générale,

Au point de vue purement physique, on peut remarquer i|ue les sons «ulj et/ia^j,

en rapport respectivement de tierce mineure liaimonique ^ et de quarte -= avec m<_3,

ne peuvent, en ce (|ui concerne leur hauteur, èlie exprimés par un nombre entier à l'aide du son utn.

D'autre pari, au point de vue purement musical, nous sommes obligés de consi- dérer mi'_.^ comme étant le son 7 d'une fondanjcntale inconnue dont/a_3 serait une

g des octaves supérieures; ces deu\ sons (/fl-3 et mit^) étant dans le rapport -■

Les trois sons /a, ut, mi', ramenés dans une même octave, ne sont autres que trois notes caractéristiques de l'accord de septième mineure harmonique de dominante {fa) du t )n de si^ majeur.

D'autre part, la présence de la quinte de mi\ qui est sil,, en fonction aussi de

septième harmonique avec ut _i et «/_., ( rapports 2 et y ) , ne peut s'expliquer que

quand sjt;, intervient comme vingt et unième h;iimonique d'une échelle dont le son fondamental estya_,.

Par suite, nous sommes amenés à 'considérer une loi plus générale et plus simple que celle de Chladni, une loi d'après laquelle les sons de l'échelle harmonique naturelle sont entre eux comme la série des nombres entiers. Tous les sons produits par un corps sonore doivent être des multiples entiers du véritable son fondamcHtal, ou son 1. Dans la léalité les séries de sons produites par les corps sonores ne sont, en général, que des échelles incomplètes.

En appliquant cette théoi'ie à la série de sons reproduite ci-après, nous avons dij admettre qu'elle avait comme son 1 la vibration fondamentale hypolhélique/a_,, faisant ^ de vibration double. Dans ce cas ïiil^, (le plus grave qui s'est inscrit) fait fonction de sixième barmonique de l'échelle générale elles autres sons (') se classent naturellement avec leurs rapports exacts.

C'est la démonstration de la thèse soutenue par M. Camille Saint-Saëns dans son volume Harmonie et mélodie.

(') Voir Comptes rendus, t. CXLV, 1907, p. 872.

(-) Du moins ceux que nous avons pu obtenir, l'insuffisance des vitesses de notre

enregistreur ne nous ayant pas permis de pousser plus loin l'étude des sons suraigus,

dont les fines dentelures des courbes permettent de pressentir l'existence. Les vitesses

avec lesquelles ces expériences ont été faites sont de : un tour en i, 10 et 60 secondes.

C. R., 1908, I" Semestre. (T. CXLVI, 1.) 4

a6 ACADÉMIE DES SCIENCES.

Classification des sons de l'échelle partielle donnée par un diapason til„, dans /échelle générale de fa--,.

Noms des sons (/«-t) "'-4 "'-^ ^'-3 /«-s £f-3 "l—i /"-s "<-i ^'-i £^-i

Nombre de vibra-) lv\ ^„ ^, ^,^ 5,, ^„ g,. ,^vi jgv ^'^. ^8'

lions ( \3/

Ordre des harmo- )

niques et rapports ' (1) 6 \y. \!\ 16 21 24 82 48 72 84

à la fondamentale. ]

ut^ fa^ solo ut, sol, sol* ut, ré, soif, «'; si, ut, ut\ ij,

32>' 42^1 48^ (u-- \)ir 100" T28> i4o^' 200*- 224'- 240' 256" 266"! 280'

96 128 i44 192 288 3oo 384 420. 600 672 720 768 800 840

soif iitl ré; sol* sii ut-, utt ré^ ré_^

4oo'' 533'' i 600" 800' 960' 1024'- loGô"! II 20' 2240'' 1200 1600 1800 2400 2880 3072 3200 336o 6720

CHIMIE OKGA.Mni:E. Nouveaux homologues de l'acide diglycolique. Note de MM. E. Ju\gfi,eisch et M. (ioDr-iioT.

T.'étude de l'acide dilactylique nous a conduits à préparer les premiers homologues de l'acide diglycolique. La connaissance de cette série de coin- posés présentant des faits d'intérêt général, nous avons cru devoir examiner quelques homologues plus élevés.

1. Acide 0C-liTHY[,-a,-MÉTinLDIGLYCOI.IQUE

COMl - CH{CH^— GH') - O - CH(CIi') - CO^H.

(ai la,!

L'élher diélliylique de cet acide s'obtient [lar l'aclion, en liqueur éthérée, de molécules égales d'a-bromobutyrate d'élhyle et de lactate d'éthyle sodé (Comptes rendus, t. CVI.IV, p. 97*) el I. C\LV, p. 70).

L'a-éthjl-cx,-mélhyl//i^^'lycoia/r dié/hyli(/ue est lui liquide à odeur étliérée, inso- lui>le dans l'eau, bouillant à i.iu" (Il =o"',025); sa densité a 16" est 1,0774. Saponifié |)ar la soude alcoolique, Il donne le sel neutre de sodium correspondant, qui se préci- pite cristallisé lorsqu'on ajoute de l'alcool à la liqueur concentrée, (^e sel, traité par un léger excès d'acide sulfurlipie dilué, fournit l'acide libre, que l'on evlrait au moyen de l'éllier. Ce dernier, séché au sulfate de sodium, donne, par évaporalion, un liquide sirupeux qui, dans une almo>j)liére sèche, cristallise en giande partie. Les cristaux

SÉANCE DU () JANVIER 1908. 27

essoiés sont 1res snlubles dans l'eau, l'alcool et l'clher. moins solubles clans la benzine froide; dissous dans ce dernier liquide chaud, ils se déposent, par refroidissemenl, en petites aiguilles fusibles à 69°. Les sels sont tirs solubles dans l'eau; le sel acide de magnésium cristallise nettement.

Par distillation dans le vide, vers i4o"-i "io", l'acide libre perd de l'eau et se transforme partiellement en anhydride. La même déshydratation est réalisée complèteinent par l'action du chlorure acétique bouillant; on isole, par distillation, Vanhydride •j.-éthyl-'j.^-inélliyldiglycoiique

CH^-CH-

-GO

/

\

0

0

\

/

CH^-CH-

-GO

(«i)

Celui-ci est un licpiide mobile, à odeur ])iquante, bouillant à i2,5°-i3o'' (H = ()'", 020); sa densité à 16° est i,i.j:')6; traité par l'eau, il régénère l'acide.

En soumettant ra-éthyl-a|-méthyldiglycolate diéthylicjue à l'action de l'ammoniaque alcoolicjue, le diamide correspondant ,

AzH^- GO CH (CH^- CH') _ O - GH(GH^) - GO - AzH-,

se forme peu à peu; il cristallise après évaporation de la liqueur. Il constitue des fines aiguilles, fusibles à \\o'^-i\i°.

II. Acide xa-DiMÉ'rHYL-a,-MÉTHyLDiGLvcoLiQUE

GO^H _G{GtP)2— O - GIKGH') - GO=H.

Il est isomère du précédent et s'obtient d'une manière analogue, sous forme d'éther, par l'action de l'a-bromo-isobutyrate d'éthyle sur le lactatc d'éthyle sodé. Le rendement est inférieur à celui des réactions fournissant les homologues précédents.

L't-tlier neutre ac/.-dimélhyl-o'.^-inéthyldiglYeolique est un liquide mobile, inso- luble dans l'eau, de densité 1,0607 ^ '^"j présentant une odeur élhérée, bouillant entre iSo" et iSô" (H ^o"',025). Il donne, pai- saponification, un sel neutre de sodium qui fournil ensuite l'acide libre.

L'acide «a-dimélliyl-a,-méthyldiglycolique n'a pu être obtenu cristallisé. Aban- donné pendant plusieurs mois dans le vide sec, il est resté sirupeux. L'analyse acidi- mélrique du corps desséché, ainsi que l'analyse des sels de sodium ou de zinc, éta- blissent cependant sa composition.

28 ACADÉMIE DES SCIENCES.

D'ailleurs, lorsqu'on le dé'-hyclrale par \k clilorure acétique liouillant, on obtient l'anhydride aa-diméthyl-anx-méthyldiglycoliciiie,

la

((;ii')^=c - co / \

O O;

/

CH^— cn-co

ia>i

celui-ci est un liquide mobile, bouillant à ii2''-ii6" (H^o^iOao), de densité i,i53i à i6". Hydraté par l'eau, il-fournil, en quanlilé tliéoiiciue, l'acide correspondant.

Le ïel neutre de SQdium est très soluble dans l'eau, insoluble dans l'alcool ; celui-ci le précipite en fines aiguilles. Le sel de zinc est amorphe, assez soluble dans l'eau, beaucoup moins soluble dans l'alcool.

Le dia m ide a. a-dim éthyl-c/.x-ni éthy Idiglyco liq ne.

Az H^ —\:0 - C I Cll')^ - O CH ( L'Ai' ) CO - AzH^,

s'obtient comme son isomère précité, auquel il ressemble. Il cristallise en